A quelques heures de débuter dans cette 23e édition de la CdM contre le Brésil de Carlo Ancelotti, le Maroc fourbit ses dernières armes. Considéré comme l’un des outsiders de cette CDM, il doit désormais assumer un statut qui n’était pas le sien, quatre ans plus tôt.
Depuis leur dernier match de préparation, dimanche passé contre la Norvège à Cleveland (1-1, but de Brahim Diaz), les Lions de l’Atlas ont officiellement perdu, sur blessures, deux cadres : le défenseur axial Nayef Aguerd, longtemps blessé cet hiver, et l’attaquant Abde Ezzalzouli.
Deux pièces maîtresses, en particulier le “dragster” du couloir gauche, capable d’accélérations folles et auteur d’une belle saison au Bétis Seville, entre buts et passes décisives.
Ils ont été immédiatement remplacés par Amine Sbaï (Angers, FRA) et Marwane Saâdane (Al-Fateh, ARS).
Le Maroc est de retour dans la compétition phare du football international, quatre ans après son épopée qatarienne bouclée à la quatrième place, après avoir épinglé Belgique, Portugal et Espagne.
Si le sélectionneur a changé à la mi-mars – Hoalid Regragui a cédé sa place à Mohamed Ouahbi, tout juste auréolé de son titre de champion du monde U20 en 2025 – le groupe compte encore un certain nombre de héros de 2022 : Bounou, Mazraoui, Hakimi, Amrabat, Ounahi ou encore El Khanouss.
Le Maroc a battu au printemps 2023 le Brésil, lors d’un match de gala disputé au stade Ibn Battouta de Tanger (2-1). Mais trois ans se sont écoulés et beaucoup de choses ont changé. Même si les coéquipiers de Vinicus Jr ne sont pas dans la meilleure des formes, ils restent favoris.
Le Metlife stadium de New Jersey s’apprête donc à revivre un remake de cette affiche, qui a déjà existé en phase finale de CdM : c’était à Nantes en 1998 et les Auriverde n’avaient fait qu’une bouchée (3-0) des hommes de feu Henri Michel…
@Frank Simon
