Encensé à juste raison pour ce qu’il réalise à la tête des Merengue depuis bientôt trois saisons et en route tour un triplé historique en Ligue des champions, Zinedine Zidane n’en continue pas moins à la jouer modeste.  Interrogé en conférence de presse avant  la demi-finale retour de la Ligue des champions contre le Bayern Munich , il s’est fait presque tout petit pour parler de son nouveau statut dans le cercle fermé des grands techniciens : « Forcément j’ai plus d’expérience que lors de la demie de 2016, mais des entraîneurs comme moi il y en a à la pelle », a-t-il lâché devant une assistance peu crédule avant de préciser sa pensée:  « Par rapport à 2016, j’ai simplement l’expérience du moment vécu en plus. J’ai la possibilité d’être là. Et j’ai vécu le vestiaire dans ces moments-là. C’est bien pour essayer de se rapprocher ou de rééditer ce qu’on a fait. Je ne dirais pas que je suis plus fort, ce n’est pas le mot. Disons que c’est pour ça que ça va mieux ».

Ainsi est l’homme que son rival de mardi soir, le talentueux et plus expérimenté Jupp Heynckes avoue admirer  et auquel l’actuel’entraîneur de Guingamp et ancien coach du Paris SG a tressé cette semaine les plus beaux lauriers: « Je suis admiratif car c’est un garçon qui était à un moment le meilleur joueur au monde, a confié Antoine Kombouaré devant un parterre de journalistes au soir du match ParisSG – Guingamp (2-2), Il a pris le temps d’apprendre, chapeau. Il fait preuve de beaucoup d’humilité et aujourd’hui ça n’est que la récompense de son travail. Moi je suis non seulement admiratif mais je suis aussi un grand fan car il a mis la main dans le cambouis, il n’a pas eu peur d’aller se frotter aux jeunes, d’apprendre son métier. Il a été patient, puis après il a été adjoint aussi puis aujourd’hui c’est le meilleur au monde, il ne faut pas avoir peur des mots ». N’en jetez plus. Une chose est sûre, le champion du monde 1998 en sortira encore plus grand si jamais son équipe décroche sa troisième LDC consécutive le 16 mai prochain.

@Cheikh Mabele