Si Gianni Infantino a un mérite, c’est celui d’insister lorsqu’il a une idée en tête. Depuis qu’il a évoqué la possibilité de faire passer le nombre d’équipes qualifiées  au Mondial 2022 à 48 au lieu des 32 prévues, il y revient chaque fois qu’il a l’occasion d’en parler. Le  dernière fois, c’était vendredi  à Istanbul à l’issue  du sommet exécutif  de la FIFA : « Je suis optimiste, mais est-ce que ce sera facile ? Non, cela ne sera pas facile, je dois être honnête ».

Gianni Infantino

Gianni Infantino

Pas facile en raison de la situation régionale plus que tendue  sur le plan politique et diplomatique. Ce qui impacte évidemment le projet du boss suisse de la FIFA qui consisterait à faire disputer un nombre de matches à définir dans les pays voisins. En l’occurrence  le Emirats arabes unis, l’Arabie Saoudite voire Bahrein.

Infantino avoue que la tache est difficile: »Je ne suis pas naïf au point d’ignorer la situation politique dans la région mais le football  peut accomplir des miracles « , a-t-il  souligné. Bien sûr la FIFA discute avec les autorités de Doha sur cette question de l’élargissement, mais pour le moment seul le Suisse occupe le champ médiatique.

Nasser Al-Khater

Nasser Al-Khater

Les Qataris, qui n’aiment  pas  le charivari public ont tout de même laissé entendre depuis le début qu’ils ne se laisseront rien dicter  « Nous n’avons pas eu de discussion autour d’un partage des matches avec un ou plusieurs pays, avait expliqué fermement Nasser Al-Khater le secrétaire général adjoint du comité d’organisation  du Mondial le 4 décembre dernier, il n’y aura rien d’imposé. Il s’agit d’une étude de faisabilité puis un processus de consultation. Et sur la base de l’étude de faisabilité et des discussions, un accord sera conclu. Rien ne sera décidé unilatéralement ». A bon entendeur salut !

Devenus maîtres du football asiatique depuis leur succès le 1er février aux… Emirats arabes unis, ils n’ont certainement pas digéré  l’ostracisme dont ils furent victimes durant un mois de compétition sans pouvoir bénéficier du soutien de leurs supporters dans un pays dit « frère ». La décision d’un changement ou pas sera connue à la mi-mars lors du prochain conseil exécutif de la FIFA programmé à Miami.

@Fayçal CHEHAT