La FIFA a lancé la machine en ce qui concerne la désignation du pays organisateur du Mondial 2026. Elle affirme vouloir le faire dans la plus grande transparence  mais déjà les premiers doutes s’installent sur le pouvoir  énorme dont dispose la fameuse tank force chargée de noter lors de sa visite  des pays candidats prévue en avril. Elle sera en effet habilitée a éliminer un candidat dans le cas ou un seul critère obtient une note inférieure à 2 sur 5. Il n’aurait alors plus le droit de se présenter devant le congrès de la FIFA le 13 juin à Moscou.

Ce pouvoir de vie te de mort sur une candidature avant même qu’elle arrive devant le suffrage inquiète particulièrement le Maroc. Et le Royaume chérifien a tenu à la faire savoir par la voix  du  président du comité de candidature, Moulay Hafid Elalamy :  » Je suis un homme d’affaires et on a besoin que des gens aident à préparer des décisions qui seront prises en assemblée générale,  a confié le ministre du commerce et de l’industrie devant un parterre de journalistes présents à Casablanca, par contre, j’ai rarement vu les gens qui aident prendre des décisions à la place du Congrès. J’ai été surpris, interpellé intellectuellement. Nous sommes dans l’expectative. Nous avons l’espoir que les hommes qui gèrent ces sujets-là vont les gérer avec rigueur. Je ne porte pas de jugement de valeur, je reste vigilant ».

Candidat malheureux à quatre reprises ces trois dernières décennies, le Maroc, qui fait un travail diplomatique colossal et s’est déjà assuré les voix de quelques grandes puissances  du monde du football, à l’image de la France et de la Belgique, ne veut pas d’entourloupe et prévient donc qu’il va rester sur ses gardes:  « On n’acceptera pas de perdre autrement que sportivement », a prévenu le ministre.  Une mise au point salutaire ?  Il faut rappeler que la task force  qui sème déjà le doute est composée des cinq personnalités suivantes :    Tomaž Vesel (Slovénie), chef de la commission d’audit et de conformité, Mukul Mudgal (Inde), chef de la commission de la gouvernance, Marco Villiger (Suisse), secrétaire adjoint de la FIFA, Zvonimir Boban (Croatie), secrétaire adjoint de la FIFA, et Ilcho Gjorgioski (Macédoine), membre de la commission des compétitions. A suivre.