Vainqueur (2-0) du Burkina Faso à Nouakchott, les Mourabitounes prennent provisoirement la tête de leur groupe avec deux victoires. Prometteur pour les hommes de Corentin Martins.

C’était dit, annoncé : le Petit Poucet du groupe n’envisageait rien d’autre qu’un succès sur les Etalons Burkinabé. Et c’est ce qu’il a réussi, à force de discipline collective, de solidité défensive et d’un zeste de chance aussi.

Au coup d’envoi, Corentin Martins alignait un onze quasiment type avec trois attaquants : Khalil Bessam, Ismaël Diakité et Adama Ba. De son côté Paulo Duarte était privé de nombreux cadres offensifs – les frères Traoré, Hassane Bandé, Nakoulma ou encore Aristide Bancé.

Mauritanie - Burkina Faso (2-0), photo page Facebook de la ffrim)

Mauritanie – Burkina Faso (2-0), photo page Facebook de la ffrim)

Totalement décomplexés face au troisième de la CAN 2017, les Mauritaniens pratiquaient un jeu direct en s’appuyant sur les débordements de leurs latéraux, Aly Abeid à gauche et Harouna Sy à droite. Le Burkina, de son côté, « ronronnait » son football et s’installait dans la posture de l’équipe venue défendre et, éventuellement, contrer les locaux.

Après la demi-heure de jeu, et à la suite d’une frappe sans grand danger d’Adama Ba, Hervé Koffi, le gardien réserviste de Lille et titulaire chez les Etalons, dégageait imprudemment un six mètres sur le dos de Bakary Koné, son stoppeur. Le ballon revenait sur Ismaël Diakité qui profitait de l’aubaine pour tromper le maladroit gardien (1-0, 37e).

Un coup du destin très favorable qui a incité la Mauritanie à appuyer sur l’accélérateur pour chercher le but du chaos. Un but survenu trois minutes après le premier, sur une action d’école : débordement à gauche d’Aly Abeid, centre en retrait pour Khassa Camara dans l’axe qui frappe. Le ballon, légèrement dévié par la main de Bakary Koné, finit une fois encore au fond (2-0, 40e).

 Photo page Facebook de la FFRIM

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Dans le stade Cheikha Boïdiya copieusement rempli, c’est la fête ! Les Etalons rentrent au vestiaire têtes basses. Ils n’ont strictement rien montré. Du côté des verts mauritaniens, on sent la détermination et l’envie de ne rien lâcher.

La seconde période reprend par un sursaut d’orgueil des Etalons. L’entrée en jeu de Cyril Bayala donne un peu de punch, mais la défense des locaux fait bonne garde, emmenée par le binôme axial Bakary Ndiaye (DH El Jadida)-Abdoul Ba. Le Burkina touchera bien le poteau sur un corner à l’heure de jeu mais ce sera à peu près tout.

La Mauritanie profite de contres pour partir dans le dos des Etalons, et Diakité mais surtout Bessam en toute fin de rencontre ont eu des ballons de 3-0. L’entrée en jeu tardive du buteur Banou Diawara, resté étrangement sur le banc pendant 80 minutes fait passer un frisson dans le dos des Mauritaniens. C’est lui d’ailleurs qui s’offre l’ultime occasion de la rencontre sur une frappe flottante dans le temps additionnel, facilement captée par Souleymane Brahim, qui aura passé un après-midi tranquille.

A l’arrivée, une immense satisfaction collective puisque la Mauritanie prend provisoirement la tête du groupe avec deux succès. Il y a quinze mois, elle s’était en effet imposée au Botswana 1-0. Prochaine étape, une double confrontation contre l’Angola en octobre avec un déplacement à Luanda pour commencer…

@Samir Farasha

Les équipes :

Mauritanie : Souleymane Brahim – Harouna Sy, Abdoul Ba, Bakary Ndiaye, Aly Abeid – Della Yaly Mohamed, Khassa Camara (Hacen El id, 73), Abdoulaye Gaye (Abdallahi Mahmoud, 90+3° – Khalil Bessam, Ismael Diakité (Amadou Niass, 68), Adama Ba. Entraîneur : Corentin Martins.

Burkina Faso : Hervé Koffi – Steve Yago, Bakary Koné, Issouf Dayo, Jean Noel Lingani – Blati Touré, Charles  Kaboré, Bryan Dabo (Bayala, 55), Razack Traoré – Zaki Sanogo (B Compaoré, 64), Abou Ouattara (banou Diawara, 80′). Entraîneur : Paul Duarte