La Fédération a refusé de s’excuser auprès de la CAF et réclame dans le même temps une enquête à l’instance africaine pour faire toute la lumière sur ses conditions de séjour et de travail en Guinée Equatoriale. Vous avez dit guerre des nerfs ?

 

La crise née de l’élimination des Aigles de Carthage par la Guinée Equatoriale, avec un penalty inexistant sifflé au bout du temps additionnel par l’arbitre mauricien, est en train de déboucher sur un véritable conflit.

C’est tout simplement un véritable bras de fer qu’a décidé d’entamer hier la Fédération tunisienne (FTF). Invitée, pour ne pas dire forcée par la CAF à présenter ses excuses à l’instance faîtière du football africain, elle a refusé d’envoyer la fameuse lettre d’excuses attendue avant minuit par Issa Hayatou.

La FTF estime, par l’intermédiaire de son vice-président Maher Snoussi, « ne pas avoir fait outrage au bureau exécutif de la CAF ni aux responsables de la CAF. Pourquoi des excuses ? Nous avons demandé à la CAF de nous préciser de quoi nous devrions nous excuser. Nous avons dit que l’arbitre a commis des erreurs en notre défaveur. (…) Nous avons demandé que la CAF ouvre une enquête».

En réponse à cette exigence de la CAF, la FTF aurait demandé à l’instance africaine d’enquêter sur les conditions et les circonstances difficiles connues par la sélection tunisienne tout au long de son séjoru en Guinée Equatoriale.

Le risque est important pour la Fédération mais aussi pour la sélection, qui risque ni plus ni moins qu’une interdiction de participer aux éliminatoires de la CAN 2017. Entre autres. Ces derniers jours, l’opinion publique tunisienne se rangeait derrière sa fédération et son équipe, dont elle a excusé les débordements après l’élimination par le Nzalang Nacional (2-1 ap).

 

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