Le directeur technique de la Confédération asiatique de football (AFC), Andy Roxburgh, conseille aux joueurs les plus prometteurs  des pays du  Golfe et de la péninsule arabe d’accepter de quitter leur confort et de s’expatrier dans les meilleurs championnats européens s’ils veulent vraiment passer un cap. L’Australien, qui a suivi attentivement le dernier championnat  d’Asie des moins de 19 ans remporté par l’Arabie Saoudite, estime que s’imposer chez les jeunes n’est pas une garantie pour l’équipe première. Ainsi, il  dit aux Saoudiens : vous aurez de la chance  si vous arrivez à récupérer un seul jeune du groupe pour l’équipe A. Le Japon est très bon dans les jeunes catégories mais ses meilleurs joueurs s’exportent en Europe, voilà pourquoi ce pays est toujours présent dans les grandes compétitions planétaires.

Andy Roxburgh, DTN de l'AFC

Andy Roxburgh, DTN de l’AFC

A la date du mois d’ octobre dernier, argumente-t-il. les  « Samurai Blue » comptaient 10 joueurs basés à l’étranger dans leur équipe de 23 joueurs, alors que l’Arabie saoudite n’en avait aucun :  « Que cela vous plaise ou non,  assène-t-il dans les colonnes du journal Arabnews , les meilleures ligues européennes comptent les meilleurs joueurs du monde. Ils ont les ressources, l’argent et le public. Des joueurs du monde entier s’y retrouvent inévitablement. Cette expérience est inestimable quand ils reviennent dans leur équipe nationale. Le Japon et l’Australie, et dans une moindre mesure l’Iran, en bénéficient. Dans le cas des Emirats Arabes Unis et en particulier de l’Arabie Saoudite, quand on y pense, ils sont tous basés à la maison. C’est l’une des choses: tant que les joueurs des équipes ouest-asiatiques ne connaîtront pas le plus haut niveau du football interclubs, cela posera toujours un problème ».

 En clair, l’effort que font ces pays en faisant venir des joueurs étrangers chez eux est une bonne chose, mais il ne suffit pas. Une analyse coup de poing qui devrait faire réfléchir les joueurs les plus talentueux de cette partie de l’Asie. D’ailleurs, il est difficile pour un journaliste spécialisé de citer le nom d’un joueur saoudien, émirati, qatari ou bahreini ayant fait carrière en Europe de l’Ouest au cours des vingt dernières années. Nous, on pense au gardien de but Omanais  Ali Al Habsi. Mais, il a évolué (seulement) sous les couleurs de Reading

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