La guéguerre entre le président du Raja Casablanca, les adhérents et une partie des supporters se poursuit. Et la conférence de presse tenue cette semaine par  Saïd Hasbane n’a pas arrangé les choses. Dans une ambiance délétère, le boss des Verts  a bien proposé sa démission, mais seulement dans le cas ou un candidat crédible se présentait. Il a en même temps profité pour défendre sa gestion qu’il juge irréprochable et courageuse  et surtout pour clouer au pilori son prédécesseur Mohamed  Boudrika et  l’entraîneur M’hamed Fakhir.

M'Hamed Fakhir

M’Hamed Fakhir

Au premier il a reproché d’avoir laissé une comptabilité et un rapport financier en quelque sorte insincère et de ne pas avoir  assuré une véritable passation de pouvoir, alors qu’il a accusé le second d’avoir négligé son travail :  « Fakhir a tout fait au Raja, sauf son métier d’entraîneur. Les résultats enregistrés sont dus aux efforts du public et non à ceux de Fakhir ou de Hasbane. Le coach a étalé le linge sale du Raja et a nui à l’image du club. Il faisait des scènes chaque fois que son salaire n’était pas versé dans les délais et intervenait dans des sujets qui ne relevaient pas de ses fonctions. Avant le derby, il avait tenu à présenter sa démission. Nous lui avions alors promis de discuter cette décision après le terme de la saison. Après la 30e journée, nous avons accepté cette démission. » Des accusations  qui ne vont pas arranger l’image de Hasbane d’autant que M’hamed Fakhir, aimé par une bonne partie des supporters, a  réussi une belle saison  dans des conditions précaires avec une équipe très perturbée perturbée par  les salaires impayés et la tension ambiante. La crise n’est pas finie chez le champion  2014.

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