Après une longue période difficle passée à soigner blessures et bobos en veux-tu en volà, Youcef Atal, le latéral droit de l’OGC Nice, 24 ans,  est revenu petit à petit sur le carré vert et retrouve ses sensations en attendant de renouer avec le niveau qu’il avait affiché en 2019, l’année du titre de champion d’Afrique avec les Fennecs.

Dans un long et passionnant entretien accordé au qutidien provençall Nice-Matin, il s’est confié comme jamais et sur tous les sujets. A commencer par les doutes qui ont traversé son esprit suite à la cassure de la bonne dynamique qu’il  avait initié à son arrivée dans le Var: « Quand tu travailles un mois pour revenir et qu’une semaine après, tu te blesses à nouveau, c’est trop dur dans la tête. C’était toujours les ischios. A un moment, j’ai dit : « On arrête et on fait un vrai bilan pour comprendre ». J’entendais ce qu’on disait à mon sujet, que je n’avais pas une bonne hygiène de vie, que je faisais n’importe quoi. Mais les gens ne savent pas que j’ai des fibres musculaires très fines, comme celles d’un sprinter. Il y a de multiples explications à mes blessures. Je me suis arrêté, j’ai fait des analyses corporelles en Espagne (à Barcelone, chez le Dr. Ramón Cugat).

Youcef Atal, une des attractions de la CAN 2019... Jusqu'à sa blessure

Youcef Atal, une des attractions de la CAN 2019… Jusqu’à sa blessure

Nous avons égalemenr  retenu ses propos sur la belle relation, quasi filiale,  qu’il entretient avec le sélectionneur de son pays. Un Djamel Belmadi qui ne l’a pas lâché d’une semelle durant les mois difficiles qu’il a traversés :  » On parle beaucoup ensemble. Il sait très bien que ce n’est pas évident d’arriver d’Algérie, seul, sans sa famille, et voir débarquer des nouveaux potes dans son entourage. C’est dur de faire confiance. Djamel veut mon bien. Je lui parle de tout, j’ai confiance en lui. Il m’a toujours beaucoup apporté, conseillé et ne m’a jamais lâché. Il m’envoie régulièrement des messages. Je le respecte énormément. Il m’aide, avec son cœur, comme si j’étais son fils ».

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Djamel Belmadi (photo faf.dz)

Acteur sur le terrain, le joueur formé  à l’Académie du Paradou AC suit de près l’actualité du  football international  et partoculiètement celle des clubs où évoluent ses coéquipiers amis de l’équipe d’Algérie. Et bien sûr, la réussite de Ryad Mahrez sous le maillot de Manchester City ne l’a pas laissé indifférent:   » C’est une immense fierté de le voir en finale de la Ligue des champions. Il a été énorme contre le PSG, j’espère qu’il va la gagner, je suis à fond pour City. En vrai, je suis pour Riyad (rires). On l’a félicité sur notre groupe What’sApp. Respect pour ce qu’il a fait. Il est parti de loin mais il a toujours cru en lui. C’est une belle leçon. Il bosse beaucoup. Il n’y a pas de secret si Guardiola fait de toi un cadre ».

La saison de Nice se termine ce weekend  face aux Gones  à Lyon  dans un match ou les Aiglons n’auront rien  d’important à jouer hormis  l’envie de finir sur une grosse perfomance  et de mettre les batons dans les roues d’un adversaire qui se battra pour accrocher une place en Ligue des champions.  Un dernier challenge pour l’honneur et pour que Atal et les siens prennent date pour la saison 2021-2022.

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