Vahid Halilhodzic? Un bon entraîneur et sélectionneur mais aussi et surtout une sacrée forte personnalité et un homme qui ne baisse pas la garde ni ne cède dès les premiers écueils  rencontrés sur la route de son projet. Cela s’est encore vérifié depuis qu’il a pris en main les destinées de l’équipe nationale du Maroc. Apeès la qualification solidment acquise pour le Mondial  2022, beaucoup dans le royaume chérifien ont voulu avoir sa peau. On a même  vu que le président de la Fédération, Fouzi Lekjaa, au eu des doutes et a failli céder aux contempteurs du technicien bosnien.

Et voilà que Vahid a quasi l’assurance d’être à la tête de ses troupes à Doha en novembre et décembre prochains. Profitant de la conférence de presse de présentation de sa liste de 25 joueurs appelés à affronter les Etats-Unis en amical (2 juin)  Liberia (9 juin)  et l’Afrique du  Sud (13 juin)  dans les éliminatoires de la CAN 2023, l’ancien coach du PSG et du Raja Casablanca s’est à nouveau lâché sans fllet pour dire son incompréhension du rejet dont il était l’objet alors que les performances parlent pour lui  : «  J’ai déjà qualifié  quatre équipes à la Coupe du monde..J’entendais toutes les critiques et  je ne comprenais pas… Pourquoi tout ça sur moi ? Peut-être parce que je suis moche. On m’a dit que j’étais un vieux qui ne comprenait rien au football.Ce qui m’a beaucoup touché, c’est qu’on m’a accusé d’insulter le peuple marocain. Je ne suis pas quelqu’un de grossier. Parfois on s’énerve, mais jamais je n’aurais parlé sur ce peuple ».

Le natif de Jablanica en Bosnie Herzégovine s’enorgueillit  aussi d’avoir assaini l’envronnement et l’ambiance au sein du groupe : « Il  n’y a plus d’histoires de chichas, de Playstation, de soirées arrosées,a-t-il asséné,  on s’entraîne maintenant, répond-il. Il n’y a plus de clans. À la CAN, on a passé 40 jours sans problème. J’ai taquiné ceux qui ne chantaient pas l’hymne, maintenant ils le chantent ».

Si les choses semblent un peu apaisées et que Vahid est assuré d’être sur le banc dans un Mondial pour la deuxième fois après l’avoir été avec l’Algérie en 2014, il reste cette épine nommée Hakim Ziyech. Le milieu offensif de Chelsea, a  de nouveau tenu des propos violents contre le sélectionneur et répété  qu’il ne rejouerait plus avec les Lions de l’Atlas tant qu’il en sera le boss.

@Cheikh Mabele