En Egypte on réfléchi certainement à l’idée de sécuriser le staff de l’équipe nationale pour consolider et améliorer la dernière performance des Pharaons en Coupe d’Afrique des nations. Et pour ce faire, au Caire, on cite désormais en exemples l‘Algérie et le Sénégal qui maintiennent une grande confiance depuis plusieurs années à leur encadrement  sous la houlette de deux hommes forts et compétents. En l’occurence, Djamel Belmadi pour les Fennecs, et Aliou Cissé pour les Lions de la Teranga.

Egypt-pens-1-680x453« La continuité dans un plan de développement de l’équipe nationale est une nécessité au lieu de mesures de remplacement et de renouvellement, a confé cette semaine Waël Gomaa,  le directeur de l’équipe natonale, à On Time Sports, l’équipe algérienne se développe sous la direction de l’entraîneur Djamel Belmadi depuis 2018. On peut en dire autant des équipes du Maroc et du Sénégal, qui ont également des plans de développement à long terme. Ici en Égypte, le plan est abandonné une fois que l’équipe nationale échoue dans un défi majeur. Nous n’avons pas de continuité. Nous avons besoin d’un plan à long terme pour construire une équipe solide ».

Gomaa, qui avait remplacé sur le banc Carlos Queiroz suspendu par la CAF lors de la finale perdue à Yaoundé  a ajouté :  « Le Sénégal a réussi à développer son équipe sous la direction de l’entraîneur Aliou Cissé, qui a été nommé en 2015 et a réussi à guider l’équipe pour atteindre la finale de la CAN en 2019 et également remporter le titre de cette édition.L’équipe nationale du Maroc bénéficie également d’un plan de développement stable sous la direction de l’entraîneur bosniaque Vahid Halilhodzic, qui est à la barre depuis 2019″.

Carlos Queiroz

Carlos Queiroz

L’ancienne star du Ahly,l vainqueur de trois coupes d’Afrique des nations, va plus loin en proposant de faire du football égyptien un vivier pour l’exportation en Europe:  « Je préfère l’idée de la mise en place d’un comité spécial pour suivre les joueurs égyptiens basés à l’étranger. L’Egypte devrait être un pays exportateur de joueurs. Nous devrions exporter au moins 300 ou 400 joueurs ( !)  vers l’Europe chaque année ». Le même propose, en parallèle, de limiter le nombre de joueurs étrangers dans les clubs égyptiens histoire de  faire de la place aux jeunes locaux. Les réacions  à ces propistions chocs ne manqueront pas de tomber dans les jours et semaines à venir. Vraisemblablement après les deux matches de barrage de Coupe du monde prévus les 23 et 29 mars.

@Cheikh Mabele