Dans sa conference de presse hebdomadaire, l’entraîneur de l’USM Alger, Miloud Hamdi, a donné son sentiment sur le départ de Gourcuff et a fait allusion de façon lapidaire aux dernières déclarations critiques du technicien breton : “Il en avait certainement ras-le-bol. C’était irrespectueux d’évoquer des noms de remplaçants alors qu’il était encore en poste. Les joueurs étaient contre son départ. L’absence de formation est une réalité en Algérie. Nous n’avons rien à envier à ce qui se fait en Europe. Il suffit de mettre en place ce système. En tout cas, je n’ai raté qu’une seule réunion avec Gourcuff lors des regroupements des entraîneurs des clubs ».  Mais c’est surtout sur la question de la violence qui gangrène le football algérien que le boss des usmistes est d’accord avec l’ex-sélectionneur des Fennecs:  » Les gens ne doivent pas aller au stade pour faire la guerre, balancer des pierres, des briquets, des portables, arracher les sièges et tout détruire. Le foot doit rester une fête. On ne va pas au stade pour se défouler, mais pour aimer et encourager son équipe. Le jour où on réglera ce problème de violence, c’est une autre vie qui démarrera en Algérie où pour le moment les gens ne peuvent même pas aller en famille au stade. Ce n’est pas normal. J’étais très impressionné par le fair-play qui a régné lors du derby entre l’USMA et le MCA. Les supporters des deux clubs sont sortis ensemble du stade, la main dans la main. On aimerait bien que tous les matches se déroulent ainsi dans la fête et le fair-play “. Si le départ  de  Gourcuff pouvait servir à alimenter un débat de fond entre les différents acteurs sur les insuffisances  du football en Algérie, l’expérience n’aura pas été négative.

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