L’information révélée mardi par  le journal Liberté est une bombe dans le monde du football algérien. En effet, selon le quotidien  algérois la Fédération mauritanienne de football  (FFRIM) mauritaniens en l’occurrence  Babacar Beguily et Abdallahi Sy : « En effet, depuis leur engagement,  le président Ahmed Yahia, ces deux joueurs n’ont reçu aucun des droits leur revenant au terme des contrats signés avec le club, l’US Biskra, ni salaires ni primes de match et encore moins un avantage subsidiaire. Cette situation a conduit ces joueurs à opter pour l’ultime solution qui s’offre à eux, c’est-à-dire le retour en Mauritanie pour mettre fin à leurs souffrances. Pour les empêcher et perpétuer la situation desdits joueurs, le club s’est arrogé le droit de commettre la pire des injustices en confisquant leurs passeports, les laissant sans aucun moyen de rejoindre leur pays après tant de sévices subis. Leurs familles respectives, qui les considèrent séquestrés, s’en alarment et ont déjà saisi les autorités qui nous interpellent à leur sujet.”

Ahmed Ould Yahia, président de la FFRIM

Ahmed Ould Yahia, président de la FFRIM

Dans la foulée, la direction du football mauritanien demande à  la FAF de prendre ses responsabilités au plus vite et éviter ainsi  que l’affaire soit portée devant les instances internationales: “Face à cette situation, nous avons l’honneur d’en appeler à votre diligence pour que soit mis fin à ce calvaire de nos joueurs et que leurs passeports leur soient restitués pour regagner leur pays dans les 48 heures qui suivent, afin d’éviter un tollé de presse pouvant générer d’autres conséquences. Leur acheminement en Mauritanie étant à notre charge. Nous estimons que c’est la moindre des doléances qu’on puisse formuler et le moindre des droits dont ils puissent jouir ». Si   ni la FAF ni l’US Biskra n’ont encore réagi publiquement, le président de la Ligue de Football professionnel (LFP), Mahfoud Kerbadj a affirmé à Liberté  être intervenu auprès du président de l’USB, Brahim Saou qui lui aurait promis de « régler cette affaire au plus vite ». Une affaire d’un autre âge et  dramatique pour l’image du football « professionnel » algérien.

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