Georges Leekens, le sélectionneur de l’équipe de Tunisie, est un homme heureux. Conservé sans problème par la Fédération tunisienne (FTF) en dépit d’une CAN 2015 mitigée, mais chahuté régulièrement par les médias locaux, le Belge ne veut pas entendre parler du mot retraite. Se défendant de chercher à se comparer à feu Raymond Goethals, le légendaire entraîneur de l’O Marseille décédé à 87 ans, il avoue s’en inspirer quand même “ Je ne me compare pas à Goethals, je n’ai pas gagné la Ligue des Champions. Mais c’est avec lui que j’ai débuté chez les Diables et il a toujours été mon exemple privilégié, a confié Leekens au journal belge SportfootMagazine. “ Quand j’ai commencé à entraîner, il m’a dit : « Si tu veux faire une grande carrière, tu dois aussi travailler à l’étranger. “ S’il n’a pas le palmarès de son modèle, l’ancien coach du Standard de Liège en a un peu l’humour : “J’en suis maintenant à ma cinquième expérience hors-Belgique, j’ai survécu facilement à un mois de séjour en Guinée Equatoriale (ce n’est pas le Maroc, hein !), on vient d’aller jouer au Japon et en Chine… Leekens tient le coup. Quand tu annonces une date pour la fin de ta carrière, déjà à ce moment-là, tu es un peu retraité. Moi, je n’y pense pas. Je m’amuse vraiment en Tunisie. Je suis aussi populaire ici que Marc Wilmots en Belgique”. Pour rejoindre Goethals et Wilmots dans la performance,  Soit la mission assignée par la FTF. Les fans des Aigles de Carthage lui éleveraient peut-être une statue près du stade olympique de Radès.

@2022mag.com