A quelques heures de la demi-finale contre l’Iraq, le sélectionneur allemand de la Corée du Sud a évoqué son équipe et cet adversaire dont il se méfie tout particulièrement…

 

 » Où en est votre équipe après le quart de finale victorieux après prolongation contre l’Ouzbékistan (2-0) ?

Notre première préoccupation après ce match, c’était bien sûr la régénération des joueurs. Trois jours après, tous les joueurs sont en condition pour ce match. Il n’y a ni blessé ni malade. C’est une bonne nouvelle, nous n’avons pas à nous plaindre.

Vous disiez avant le quart Iran-Iraq que vous espériez que le vainqueur jouerait en prolongation. Ce qu’il s’est produit. Mais est-ce un avantage pour vous ?

J’espérais que l’Iraq irait en prolongation, mais qu’elle jouerait aussi à onze contre onze. Or, elle a joué à dix contre onze contre l’Iran pendant plus d’une heure. Ce qui est sûr, c’est que nous devrons les forcer à beaucoup courir, Peut-être alors qu’on prendra l’avantage sur le plan physique d’ici à la fin du match.

Vous disiez après le match contre le Koweit que la Corée ne devait plus être considérée comme l’un des favoris…

On ne peut analyser que ce que l’on voit sur le terrain. Rêver n’amène pas en finale. Ce que j’ai vu contre le Koweit était très insuffisant, sur tous les plans, technique et tactique. Depuis, on a produit un très gros match contre l’Australie (1-0) contre laquelle on a réalisé une superbe performance sur le plan défensif. Demain sera un autre match, mais il faut accepter le rôle de favori.  Soyons prudents.

La Corée du Sud peut-elle grimper de nouveau dans la hiérarchie mondiale ?

Nous espérons effectivement la ramener plus haut qu’elle n’est actuellement (69e au classement FIFA, NDLR). On ne peut avancer qu’avec des succès. Concernant l’élimination du Japon, grand favori, je crois que ce qui arrive dans ce tournoi est l’essence même du football ou du sport. Les surprises en font partie. Regardez, Roger Federer a lui aussi été éliminé au tournoi de Melbourne.

Quelle est votre part dans le retour en forme de la Corée ?

J’ai commencé à travailler le 1er octobre dernier, il est trop tôt pour dire quoi que ce soit. Je suis simplement très heureux de travailler avec de jeunes joueurs respectifs qui ont envie de découvrir un nouvelle façon de faire. Mais je ne suis pas la personne la plus importante de cette équipe.

Quelle est la clé de votre succès ?

La base de tout, c’est notre travail défensif, et notre gardien en est l’une des pièces maîtresses. Je n’ai qu’un conseil à lui donner : qu’il ne concède rien demain !  »

 

@Samir Farasha, à Sydney