Nommé sélectionneur des Lions de Mésopotamie quelques semaines avant le tournoi, le jeune technicien croit dur comme fer aux chances en demie de son équipe, qui a dû surmonter maintes difficultés.

 

« Radhi Shenaishil, comment imaginez-vous cette demie contre la Corée du Sud ?

Ce sera assurément un match difficile, compliqué pour nous. A ce stade de la compétition, les quatre rescapés ont tous la même ambition, aller au bout. On a eu trois jours pour récupérer, et on fait le nécessaire pour être au mieux demain contre la Corée, l’une des quatre meilleures équipes du continent.

Vos joueurs ne risquent-ils pas d’être impressionnés justement ?

Non, on a joué un certain nombre de matches de préparation contre de bonnes équipes et les joueurs ont ainsi pris l’habitude de se mesurer à des équipes de ce calibre. Espérons qu’ils sauront utiliser cette expérience.

Vous êtes arrivé à la tête du Qatar SC et le club est remonté en haut du classement, vous prenez l’Iraq et la voilà en demie de l’Asian Cup. Quel est votre secret ?

Le secret, c’est qu’il n’y en a pas ! Que ce soit avec mon club ou avec la sélection, j’ai la chance de travailler avec des joueurs et un staff très soudés qui travaillent ensemble pour progresser. Je les en remercie. Notre équipe a également pour ambition d’apporter de la joie au peuple iraqien à travers ce tournoi. Alors, on se doit de gagner.

En tout cas, personne n’attendait votre équipe dans le dernier carré…

C’est une surprise, c’est vrai, compte tenu des difficultés traversées par notre pays et de la préparation compliquée qui a été la notre. Je crois quand même que les équipes asiatiques savent et respectent tout ce que le football iraqien a accompli par le passé dans l’histoire du football continental. Après, nous avons aujourd’hui une jeune génération avec laquelle je suis persuadé que nous pouvons aller de l’avant à l’avenir.

En 2007, vous aviez écarté la Corée avant d’aller en finale et de l’emporter…

Eh bien, on espère rééditer le même scénario ! J’ai deux joueurs coréens dans mon club, Qatar SC et l’un d’entre eux m’a dit ici en Australie qu’il espérait me retrouver en finale. Ce sera plus tôt que prévu… »

 

 

@Samir Farasha, à Sydney