Début octobre, le Maroc annonce qu'il ne veut pas organiser la CAN 2015 aux dates prévues. Après plusieurs semaines de palabres, la CAF prendra acte et finit par confier le tournoi à la Guinée Equatoriale...

L’Afrique du football se faisait une joie d’aller disputer la 30e édition de la Coupe d’Afrique des nations au Maroc. Pour de multiples raisons, en particulier la qualité des infrastructures et la savoir-faire du Royaume chérifien en matière d’organisation de grands événements n’étaient pas les moindres. Les éliminatoires battaient leur plein et on imaginait presque le contour du plateau, riche forcément de la présence des principaux favoris.

Tout va bien jusqu’au mois d’octobre, lorsque le ministère de la Jeunesse et des sports marocain annonce qu’il a proposé à la Confédération africaine de football de reporter de quelques mois voire d’une année la compétition. Raison invoquée: la menace de la propagation du virus Ebola à l’occasion d’un événement susceptible de réunir des dizaines de milliers de supporters locaux et étrangers.

 

La piste du Qatar pour sauver la CAN

 

La CAF, par la voix de son président Issa Hayatou, rejette catégoriquement l’idée d’un report et encore moins d’une annulation de l’épreuve phare du football africain. Malgré deux réunions urgentes tenues à Alger le 2 novembre puis au Caire le 11 novembre, les deux parties restent sur leur position. La CAF doit parer au plus pressé et part à la recherche d’une solution de substitution. Afrique du Sud, Algérie, Egypte, Ghana, Gabon entre autres, sont sollicités. Ils refusent poliment les uns après les autres.

Sur les réseaux sociaux l’affaire fait le buzz. Mais où se jouera donc la CAN ? On évoque même une candidature du Qatar, information confirmée par Hayatou lui-même quelque temps plus tard dans le quotidien français L’Equipe, pour aider la CAF à sortir de l’ornière. Finalement, la solution viendra de la Guinée-Equatoriale. Co-organisateur avec le Gabon du tournoi 2012, ce pays sauve in extremis une épreuve qui n’a jamais connu de report ou d’annulation depuis sa première édition en 1957…

Ce rendez-vous manqué du Maroc avec l’Afrique va sans doute lui coûter cher. La CAF va prendre des sanctions envers la FRMF : on évoque des suspensions possibles mais aussi de lourds dommages et intérêts… Quel dommage que le football et les footballeurs marocains soient pénalisés pour une décision dont ils ne sont pas responsables…

@fchehat