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Pour sa deuxième expérience au Maghreb, onze ans après son passage sur le banc de l’Algérie, le Belge a validé une prometteuse qualification à la CAN 2015.

En l’espace de neuf mois, Georges Leekens a levé toutes les interrogations, toutes les incertitudes qui pesaient sur sa capacité à régénérer une équipe de Tunisie barragiste repêchée pour les éliminatoires de la CM 2014, mais qui n’avait pas impressionné tout au long des éliminatoires.

Arrivé à Tunis le 27 mars, pour parapher un contrat de deux ans, agrémenté d’un appétissant salaire (25 000 euros mensuels selon certaines indiscrétions), le natif de Meeuwen, âgé de 65 ans, a très vite posé les bases de son projet. Equilibré, comme son équipe, très solide défensivement, patiente aussi, et surtout capable de subir avant de contrer son adversaire. Une recette très au point tactiquement qui a rapidement porté ses fruits.

Victoires au Caire contre l’Egypte et à domicile contre le Sénégal, nuls à Dakar et nouveau succès contre l’Egypte à la maison. La Tunisie marque peu, mais Leekens a confier les clés du jeu au maître des coups francs, le Bordelais Wahbi Khazri.

La Tunisie défend à merveille, et Aymen Mathlouthi, alias Balbouli, s’est imposé dans le but des Aigles de Carthages. Georges Leekens a su également régénérer un effectif, où il a notamment intégré un défenseur comme Bilal Mohsni, des Glasgow Rangers.

A titre personnel, celui qui a dirigé et qualifié l’Algérie pour la CAN 2004 (sans la jouer) et passé en 2009 par le Al-Hilal saoudien n’est jamais entré dans de vaines polémiques. Le Belge, armé de ses convictions, est parvenu à finir en tête d’un groupe promis au Sénégal voire à l’Egypte.

En Guinée Equatoriale, il disputera sa première CAN et même si personne n’accorde grand crédit à son équipe, elle mérite tout le respect : après tout, en cette année 2014, elle n’a connu qu’une seule fois la défaite, en amical contre la Belgique (1-0) et dans le temps additionnel au printemps dernier.

Il y a quelques jours, le sélectionneur des Aigles de Carthage disait que la Tunisie n’était pas « favorite de la CAN qui approche, mais qu’elle était en train de se reconstruire une réputation. » A coups de matches sérieux à défaut de génie, mais le résultat est là.

Samir Farasha