Arrivé en 2011, le technicien bosnien a écrit avec son groupe la plus belle page de l'histoire d'el-Khadra, avec une participation en huitième de finale du Mondial brésilien. Jusqu'à faire trembler l'Allemagne, future championne du monde obligée d'en passer par la prolongation...

 

halilhodzicLorsque coach Vahid a pris en main les destinées de l’équipe d’Algérie beaucoup se sont montrés sceptiques sur la durée de l’expérience. Certains lui reprochaient à l’avance sa forte personnalité et le traitaient quasiment de psycho-rigide, lui prédisant un clash rapide avec des Algériens reputés pour leur sens de l’orgueil et leur sang chaud. Il n’en fut rien. Le Franco-Bosnien a passé trois ans à la tête des Fennecs avec plus de succès que de déceptions.

Sous son règne, l’Algérie s’est qualifiée pour une phase finale de Coupe d’Afrique des nations (2013) et pour une phase finale de Coupe du monde. Si l’expérience de la CAN fut mitigée (élimination au 1er tour) avec un jeu abouti mais des résultats médiocres, l’aventure du Mondial s’est avérée fantastique. En se qualifiant pour les huitièmes de finale, Vahid et ses hommes ont réalisé un rêve algérien vieux de 32 ans.

La confiance d’une Fédération

En fait, au Brésil, l’Algérie a accompli en moins d’un mois tout ce qu’elle n’avait pas réussi à faire quatre ans plus tôt lors du Mondial sud-africain : gagner, marquer des points et des buts et surtout, séduire. Pour cela, le nom de l’ancien entraîneur du Paris Saint-Germain restera à jamais lié à l’histoire du football algérien. Pour en arriver là, Halilhodzic a dû construire patiemment un nouveau groupe – aidé il est vrai par une Fédération responsable – et confier les clés à des jeunes talentueux et volontaires. Son président, Mohamed Raouraoua, à su lui conserver sa confiance en faisant fi de toutes les oppositions qui réclamaient la tête du sélectionneur, notamment après le ratage de la CAN 2013.

Comme il ne fallait pas gâcher une belle histoire, les deux parties se sont séparé dans l’honneur après la campagne brésilienne. Presque sur un air de samba. L’autre hommage indirect rendu à coach Vahid, est celui exprimé de son successeur, le Français Christian Gourcuff, qui se refusa à bouleverser ce dont il avait hérité tout en se réservant le droit de changer de méthode pour y apporter sa touche tactique et technique.

 

@fchehat