Lourdement battu 5-2 à Rabat par le WAC, l’ ASEC n’a plus le choix : il doit battre le champion d’Afrique 2017 afin de recoller au classement à une journée de la fin des poules. Une affiche sous forme de choc au moment où le club ivoirien a pratiquement dit adieu à son titre de champion national…

Dimanche dernier, l’ASEC était tenu en échec (0-0) par le Racing Club d’Abidjan, promu et troisième du championnat. Un dernier test plutôt rassurant avant d’affronter le Wydad ce samedi après-midi, dans la touffeur du stade Félix Houphouët-Boigny, actuel leader de la poule de LDC avec sept points contre quatre aux Ivoiriens.

Voici déjà plusieurs semaines que l’ASEC attend de pied ferme le WAC, champion d’Afrique 2017. Battu 5-2 à Rabat lors de la 1re journée des poules, le dernier rescapé du football ivoirien en compétitions africaines ne s’est jamais vraiment remis de cette claque monumentale.

A une journée de la fin des poules, le coach Amani Yao rappelait les enjeux de cette confrontation : « On veut laver l’affront du match aller. On avait offert deux buts en huit minutes, donc on a une revanche à prendre par rapport à cet adversaire. L’autre enjeu, c’est de gagner pour rattraper le WAC au classement. Nous sommes prêts. » 

Le WAC avait étrillé l'ASEC au match aller, 5-2.

Le WAC avait étrillé l’ASEC au match aller, 5-2.

Amani Yao s’est naturellement voulu rassurant sur le moral de ses troupes, qui ne déplorent qu’un absent, le milieu de terrain Hervé Diomandé : « Mon groupe va bien, j’ai aimé l’état d’esprit lors de nos deux dernières sorties, et j’espère qu’il affichera ce même état d’esprit conquérant contre le WAC ». 

Pour rappel, l’ASEC a encaissé huit buts en quatre sorties, pour quatre buts inscrits. Le doute subsiste sur le visage qu’il affichera face aux Wydadis puisque l’ASEC est un peu plus conquérant chez lui : « On a manqué de rigueur en déplacements. On a fait preuve de trop de largesse, faisons preuve de rigueur défensivement, c’est ce que je demande aux joueurs. A nous de trouver le juste milieu par rapport à nos prestations », analyse Amani Yao, un vainqueur de la CAN 1992 avec les Eléphants, qui déplore également le manque d’efficacité de ses attaquants : « Avec quatre buts marqués en poule, on est un peu des intermittents dans ce secteur. Mais le plus important, c’est quand même de prendre les trois points contre le WAC. »

Le coach de l'ASEC,Amani  Yao, est confiant pour son équipe

Le coach de l’ASEC,Amani Yao, est confiant pour son équipe

Présent aux côtés de son entraîneur, le capitaine et gardien de but Abdoul Karim Cissé a annoncé la couleur, lui qui a manqué la défaite de l’aller : « L’an passé, j’avais été exclu contre le Raja à la maison (0-1). Je ne m’explique toujours pas mon geste. Depuis, je suis parvenu à faire surface, grâce au soutien de tous, des supporters au coach en passant par le groupe. Ca m’a fait progresser. Je n’aime pas parler avant les matches. Sachez qu’on va jouer pour notre dignité. On avait donné le bâton à l’adversaire pour nous battre. Samedi, vous verrez 18 chiens qui joueront pour leur honneur, leur famille, le peuple ivoirien. On peut le jouer sans primes. On a envie et on donnera tout pour la victoire. Après, on pourra se regarder en face ».

Le dernier mot revient au coach, qui se méfie évidemment de cet adversaire de qualité, qui n’est pas obligé de faire le jeu : « Les clubs du Maghreb ont souvent la même philosophie : ils viennent pour ne pas perdre, ils vont jouer le contre. Ils ont la malice en eux, j’ai prévenu les joueurs. Ils savent que les adversaires sont susceptibles de jouer la montre et pourrir le jeu. A nous de marquer rapidement pour les obliger à se dégarnir ».

@Samir Farasha  à Abidjan