Il n’y aura pas un club arabe en finale de la Ligue des champions d’Asie  pour succéder à Al Hilal Riyad le champion sortant. C’est la première fois depuis quatre ans que les pays du Golfe et de la péninsule arabes  manqueront une finale. Le dernier prétendant sérieux, un autre club saoudien, Al Nassr, est resté sur le quai après avoir tout donné en demi-finale de la zone ouest disputée à Doha. Les protégés du coach portugais Rui Vitoria ont cédé après  la prolongation et une pénible séance de tirs au but face au FC Persepolis (1-1, 5 Tab à 3).

Ce sont donc  les Iraniens qui auront la tache et l’honneur  d’affronter en finale le vainqueur du tournoi de la Zone Est qui aura lieu  en novembre dans une ville et un pays non désignés encore. Le deuxième finaliste, sera sans doute japonais ou chinois.  On peut dire que le champion saoudien 2019 a raté le coche  face à un adversaire qui lui était intrinsèquement  inférieur  sur le plan de l’effectif voire de l’expérience internationale et qui a évolué  à dix lors de la deuxième période de la prolongation après l’exclusion du milieu de terrain  Ehsan Pahlavan pour avoir écopé d’un deuxième carton jaune. Il est vrai qu’Al Nassr a vraiment tout tenté et s’est offert moults occasions d’inscrire le but de la délivrance notamment par son fracasseur de coffres blindés, le bouillant international marocain  Abderrazak Hamdallah.

Le but de Hamadallah en demi-finale  n'a pas suffi  (photo afc.com)

Le but de Hamadallah en demi-finale n’a pas suffi (photo afc.com)

Le meilleur finisseur des deux dernières saisons de la Saudi Pro League avait pourtant permis à son équipe d’ouvrir le score sur penalty (36′). Mais cela n’avait pas suffi car en face, les Saoudiens ont eu affaire à un groupe animé par un esprit de combat et une solidarité sans faille durant les 120 minutes de la demi-finale. A preuve, ils étaient revenus au score six minutes seulement après la but du Lion de l’Atlas.

Représentée en force par trois clubs, Al Ahli Jeddah, Al Nassr Riyad et Al Hilal Riyad, l’Arabie Saoudite aurait pu faire beaucoup mieux si la malchance n’avait pas empêché le champion en titre continental, Al Hilal Riyad, de jouer avec toutes ses cartes.  Littéralement et pratiquement décimé par les cas positifs au coronavirus, la bande à Bafétimbi Gomis a été finalement exclue et renvoyée dans ses foyers avant le dernier match de la phase de groupes.

Al Nassr a pris la relève dans la bataille pour le titre mais cela n’a pas suffi.Néanmoins, l’entraîneur des « Jaune et Bleu » reste confiant en l’avenir :  » Mes joueurs  se sont battus très durement, a confié Rui Vitoria à l’issue du tournoi,  et tout le monde a  pu voir comment Al Nassr a fait preuve de caractère et a réalisé une série de bonnes performances dans la compétition Les deux équipes qui sont arrivées si loin ont mérité d’être là, mais jouer sept matches en si peu de temps est très difficile. C’est fatiguant physiquement et mentalement pour les joueurs. Nous ne nous sommes entraînés que cinq jours avant cette compétition, nous avions donc besoin de plus de temps ».

Al Nassr: L"abattement après l'euphorie  (photo afc.com)

Al Nassr: L »abattement après l’euphorie (photo afc.com)

Pour l’ancien entraîneur du Benfica Lisbonne, l’avenir de son groupe est prometteur en dépit de cet échec aux portes de la gloire : «Cette équipe a du potentiel et de jeunes joueurs qui ont la qualité, a-t-il ajouté, mais nous avons besoin de plus de temps pour travailler ensemble. Nous devons réfléchir à certains domaines, mais nous pouvons continuer à nous améliorer. Nous sommes prêts pour l’avenir. C’était une étape importante pour nous, nous avons très bien joué dans les sept matchs auxquels nous avons participé ici ».

De retour à la maison, Al Nassr a déjà la tête au championnat de la Saudi Pro League qui débutera pou lui le 18 octobre avec un match contre Al Fateh. Dans la tête de ses hommes, il n’y a qu’un seul projet : reprendre le titre national  à Ah Hilal qui vient de l’en déposséder.

@Cheikh Mabele