Victorieux 3-1 sans jamais être menacé par un Wydad trop faible, le Ahly s’est qualifié pour sa 13e finale de Ligue des champions. Il devra patienter une semaine pour connaître son adversaire.

Ah, si l’international congolais (RDC) Francis Kazadi Kasengu avait marqué pour le Wydad au Caire, après 37 secondes, le destin de cette double confrontation en aurait peut-être été bouleversé… Entré sur le terrain avec deux buts, fruit d’une belle prestation à l’aller à Casa, le Ahly a en effet été tout proche de réduire de moitié son déficit après moins d’une minute. Mais la frappe de Kazadi n’a pas attrapé le cadre. Quelques instants plus tard, le Ahly, par son avant-centre Marwan Mohsen, se présentait seul devant Tagnaouti, à la limite du hors-jeu, et marquait d’une frappe croisée à ras de terre. L’arbitre assistant levait son drapeau. Et l’on pensait l’affaire réglée. Mais l’Algérien Mustapha Ghorbal, en charge du VAR, signalait au Sud-africain Victor Gomes la validité du but. Et après deux minutes de tergiversations, ce dernier validait la réalisation de Mohsen, au grand dam du Wydad (7e, 1-0).

 Le sans faute  avec Al Ahly se poursuit pour l'entraîneur sud-africain  Pitso Mosimane

Le sans faute avec Al Ahly se poursuit pour l’entraîneur sud-africain Pitso Mosimane

Quatre minutes plus tard, le Nigérian Junior Ajayi mettait encore à l’épreuve Tagnaouti d’une frappe lourde, mais ce dernier réalisait une exceptionnelle parade. A la 26e minute, le Ahly accentuait son avance, sur un contre lancé par son Malien Aliou Dieng, au sortir d’un corner wydadi. Dieng trouvait Hussein El-Shehat dans l’axe, qui se jouait de deux défenseurs du WAC. Un crochet, deux, puis une frappe qui fixait Tagnaouti à bout portant ! (2-0, 26e).

Les espoirs du Wydad étaient définitivement rincés avant même la première demi-heure. Tagnaouti s’employait encore sur un coup franc d’Afsha et empêchait le Ahly de s’envoler au score avant la pause. Un Ahly qui s’était présenté avec un seul changement dans son onze de départ par rapport à l’aller, puisque le Tunisien Ali Maaloul était blessé et cédait sa place de latéral gauche au vétéran Ahmed Fathi (en partance pour Pyramids) qui récupérait aussi le brassard.

En seconde période, le WAC tentait un coup en faisant entrer trois joueurs à la 46e, dont les offensifs El Moutaraji l’Ivoirien Laurent Gbagbo Magbi. Mais le Ahly triplait la mise sur un corner juste avant l’heure de jeu. Dans le rôle du passeur, El Shahat, et celui de buteur le stoppeur Yasser Brahim qui devançait l’Ivoirien Cheick Comara pour placer le ballon dans le coin droit de Tagnaouti (3-0, 59e). Pitso Mosimane, le coach sud-africain du Ahly, faisait aussi tourner son effectif. Il donnait une demi-heure de jeu à Kahraba, un peu moins au vétéran Walid Soliman et Ahmed El Sheikh, mais aussi au gardien remplaçant Aly Lotfi.

Ce dernier ne parvenait pas cependant à conserver le « clean sheet » puisqu’il encaissait une frappe flottante superbe d’El Moutaraji dans les derniers instants (3-1, 82e). Un baroud d’honneur du Wydad qui se consolera avec cette seule période où il aura tenu en échec le Ahly. Car pour le reste, les Diables Rouges cairotes vont disputer une nouvelle finale, leur troisième en quatre ans, de Ligue des champions.

Sera-ce face au Raja ou bien au rival national, le Zamalek ? Covid-19 oblige au Raja, la demie retour au Caire est repoussée d’une semaine (le 1er novembre). La finale, elle, est programmée le 6 novembre. Et le Ahly n’a aucune préférence. Il veut juste mettre fin à sept ans d’attente. Pour un géant arabe et africain comme lui, elle a trop duré…

@Samir Farasha