Battu 1-0 à Casablanca par le Zamalek en demi-finale aller, le Raja de Jamal Sellami se sent capable de remonter tout à l’heure son but de retard. Même en terre égyptienne. Mission impossible ?

On les avait un 18 octobre au soir, quittés énervés et déçus, mais certainement pas abattus après leur demi-finale aller de Ligue des champions d’Afrique au Mohamed V de Casablanca. Battus sur la plus petite des marges par un Zamalek discipliné et méthodique dans son approche de la rencontre, les Rajaouis ont entretemps dû demander le report de la manche retour, en raison d’un nombre important (plus d’une douzaine) de cas positifs de Covid-19. Avant que l’Egypte ne demande un nouveau report de quelques jours.

Cette fois, les voici sur la terre des Pharaons avec la ferme intention de remonter leur léger déficit, fruit d’une première période ratée, et piégés par un but de l’ex-wydadi -et donc Marocain- Ashraf Bencharki. Si l’on se réfère à ce que les Verts ont ensuite déployé d’énergie et de jeu pour tenter d’égaliser, ils se présentent avec une motivation énorme et une envie de renverser un Zamalek qui se voit déjà disputer la finale à Borg El-Arab le 27 novembre prochain.

Jamal Sellami ( photo raja.com )

Jamal Sellami ( photo raja.com )

Pour autant, ce Raja sera quand même privé de trois joueurs importants. Aux dernières nouvelles, le gardien titulaire, Anas Zniti, le latéral gauche Abdeljalil Jbira et le milieu défensif Mohamed Douik qui n’auraient pas récupéré de la Covid… Des pièces importantes, alors que le Zamalek de son côté sera privé de l’attaquant Youssef Ibrahim, mais doit récupérer Mahmoud Alaa, son stoppeur international ainsi que Mahmoud Hamdi « El Wensh », blessé récemment mais présent à l’aller.

Jaime Pacheco, appelé à la rescousse sur le banc des Chevaliers Blancs après le départ de Patrice Carteron en Arabie saoudite, ne devrait pas forcément recommander à ses joueurs de se lancer à l’abordage. Au contraire, le Zamalek devrait adopter une stratégie attentiste, prêt à contrer les velléités du Raja. Les Cairotes ont disputé il y a quelques jours l’ultime journée du championnat national, et remporté face à Ismaïli (3-1) un succès qui les propulse définitivement en Ligue des champions 2020-2021. Ils terminent deuxièmes loin derrière le Ahly mais devant Pyramids, finaliste malheureux de la Coupe de la Confédération (0-1 contre Berkane).

Tous les voyants sont donc au vert chez les Egyptiens, qui s’attendent à un Raja surmotivé. Le club casablancais est arrivé lundi en Egypte mais son coach, Sellami, a expliqué que ses joueurs manquaient de rythme, dû à un manque de séances d’entraînement collectif, durant la période où ils récupéraient de la Covid. 

Alors, qui du quintuple vainqueur cairote ou du triple vainqueur casablancais disputera face au Ahly, le 27 novembre en banlieue d’Alexandrie, la finale de cette Ligue des champions qui a débuté, rappelons-le, en août 2019 ? Réponse dans quelques heures à l’issue d’un match au sommet certainement très incertain, la jeune classe du Raja s’étant juré de faire au Zamalek ce que lui est venu accomplir au Maroc. Et franchement, cela ne paraît pas impossible…

@Samir Farasha