Après une première expérience égyptienne à l’Ittihad Alexandrie la saison passée, le technicien français était parti tenter sa chance en Arabie Saoudite (Najran SC). Il en est très vite revenu pour s’engager en octobre avec Smouha, qui a stoppé dimanche l’hémorragie et mis fin à une série de trois défaites en dominant Shorta.

« Denis Lavagne, vous avez retrouvé la ville d’Alexandrie cet automne mais à la tête d’un autre club, Smouha, vice champion d’Egypte 2014…

A la base, j’avais débuté la saison avec Najran, un club saoudien avec de grosses difficultés financières. Après six ou sept semaines, je suis parti. Et je suis venu à Smouha, un club qui a réalisé une superbe saison passée mais en grande difficulté depuis.

A quoi attribuez-vous ces difficultés et ce classement très moyen (11e après sa victoire sur Shorta dimanche) ?
Pas mal de joueurs ont quitté le club à l’intersaison, comme Hammoudi qui a signé à Bâle. D’autres ont rejoint le Zamalek ou Ahly. Le recrutement de l’été auquel le club a procédé n’a pas forcément été judicieux non plus, la préparation a été ratée, de mauvaises habitudes ont été prises par certains, j’ai dû remettre de l’ordre ! Ca manque globalement de qualités sur le terrain mais nous avons la possibilité de nous renforcer avec cinq nouveaux joueurs en janvier.

Sur qui avez-vous porté votre choix ?
Smouha doit signer un défenseur central et un attaquant du Séwé San Pedro (CIV), Ouattara et Kouakou. On récupèrera peut-être un troisième Ivoirien, un latéral ou un milieu. L’idée est de préparer la prochaine Ligue des champions d’Afrique 2015 à laquelle nous participons (Smouha affrontera Ahly Tripoli au premier tour, NDLR).

 

« Contrat prolongé si on atteint les poules de Ligue des champions »

Présentez-nous Smouha, l’un des très nombreux clubs d’Alexandrie…
Le président possède une fortune importante, et le club est très sain financièrement. Les infrastructures y sont correctes, le terrain d’entraînement est bon. Quand il m’a approché, je n’ai pas hésité. Simplement, je n’avais pas noté que le club avait perdu autant de joueurs cadres.

Le président vous laisse-t-il travailler en paix ou bien la pression se fait-elle ressentir ?
On fera le point après le mercato. Ce qui est certain, c’est que l’état d’esprit du groupe doit évoluer si on veut s’en sortir, j’ai d’ailleurs fait une réunion il y a quelques jours pour sensibiliser sur ce point. Quant à mon avenir, il est aussi lié à la C1. Si on parvient en poule de Ligue des champions, le contrat continue.

Le titre paraît compromis…
Au départ, l’ambition du club était effectivement de remporter le championnat ou la Coupe, mais aujourd’hui, il faut regarder vers le bas et remonter doucement au classement. C’est une mission compliquée ! J’espère vraiment que nos joueurs vont prendre conscience de la situation et arrêter de rêver. »

 

Samir Farasha