C’était en quelque sorte le match des adieux pour ces deux formations du groupe A sans aucune victoire après deux journées dans cette poule, puisqu’elles avaient été battues chacune par l’Australie et la Corée du Sud, avec une parfaite symétrie.
 
L’avant match avait d’ailleurs été l’occasion pour leurs sélectionneurs respectifs, Paul Le Guen (Oman) et Nabil Maâloul (Koweit) de répéter que leurs joueurs avaient envie de quitter cette Asian Cup en beauté, c’est à dire avec une victoire en poche.
 
« On jouera avec fierté, nous devons sortir par une victoire », avançait simplement le technicien français, ce à quoi son alter ego tunisien répondait : « Ce match n’est sans doute pas important pour la suite du tournoi, il l’est en revanche pour nos deux équipes »
 
A l’issue de la première période, le marquoir affichait un pauvre 0-0. Le Koweit avait beau dominer les débats dans le jeu et profiter des lacunes omanaises, sa maladresse face au but était de nouveau préjudiciable.
 
Mais on notait les qualités d’Aziz comme meneur de jeu, et les montées de Alhajeri, le défenseur central, tout proche de marquer. Pour le Koweit, ce succès recherché avait quand même un caractère d’urgence puisque l’équipe restait sur sept défaites consécutives en phases finales de Coupe d’Asie…
 
Reste qu’Oman ne prétendait pas être mieux loti, avec tout juste un succès lors de ses huit dernières sorties en Asian Cup. Vous avez dit en difficultés ? En manque de confiance, les protégés de Le Guen ne pouvaient même pas s’appuyer sur leurs deux derniers matches en date contre le Koweit, perdus 2-0 et 5-0, ce dernier lors de la Coupe du Golfe disputée en novembre 2014.
 
En seconde période, la pression s’accentuait encore côté koweitien. Oman réagissait mollement, et à l’heure de jeu, Al Buraiki obligeait le gardien omanais Al Habsi a sortir le grand jeu sur une frappe côté droit (58e). Le danger rôdait toujours plus près du but omanais.
 
Et puis soudain, le déclic ! A la suite d’un joli mouvement collectif, Abdulaziz réceptionnait un bon centre de la tête et punissait ce Koweit si maladroit (1-0, 69e). Dans les minutes qui suivaient, Oman manquait le break par son buteur du soir. Koweit était dans les cordes, totalement sonné. Il fallait le talent de son gardien pour empêcher Qasim d’inscrire le but du break (78e).
 
Chahuté jusque dans les dernières secondes par un adversaire vexé, Oman remportait finalement ce match sans autre enjeu que l’honneur, devant les 7 499 spectateurs présents en cette douce soirée d’été, après avoir été ballotté une heure durant. Dominer n’est pas gagner, c’est bien connu…
 
 
 

@ Samir Farasha, à Newcastle (Australie)