Pour espérer se qualifier, l’Arabie Saoudite devait absolument réussir un bon résultat contre l’Ouzbékistan, puisque les deux équipes comptaient 3 points chacune.

A l’arrivée, les Saoudiens, toujours privés du Joueur asiatique de l’année écoulée, Yasser Shamrani, encaissaient un but après moins de deux minutes de jeu ! Tout était parti d’une mauvaise relance, interceptée dans le couloir droit par Sandor Rashidov.

Ce dernier profitait d’un contre favorable pour se présenter légèrement côté droit dans la surface. Il trompait Walid Abdullah, le gardien saoudien, d’une frappe du gauche à ras de terre entre les jambes. Stupéfaction sur le banc saoudien…

Dix minutes plus tard, l’Ouzbékistan gâchait une occasion de faire le break sur une reprise de volée devant le but étonnamment non cadrée. Les Saoudiens, imprécis, brouillons et souvent pressés dans leur relance, allaient mettre une demi-heure à s’approche du but adverse. Mais ils pêchaient dans le dernier geste et permettaient à leurs adversaires de conserver une avance décisive pour la qualification. Avec près de 60% de temps de possession du ballon, ils avaient de quoi être déçus.

Mohamed el Sahlawi, buteur saoudien @AFC media channel

Mohamed el Sahlawi, buteur saoudien
@AFC media channel

En seconde période, Hazazi, le préposé aux buts chez les Saoudiens, était fauché dans la surface à l’heure de jeu. C’est Al-Sahlawi qui se chargeait d’égaliser d’une frappe tendue à ras de terre (1-1). L’espoir revenait dans le camp saoudien. Pour quelques minutes seulement.

A la 71e minute, Vokhid Shodiev venait conclure d’une tête piquée croisée un centre parfait venu de la droite (2-1). Quatre minutes plus tard, Rashidov, buteur en première période, inscrivait son deuxième but personnel et parachevait la qualification de l’Ouzbekistan (3-1, 79e). Entre temps, Saud Kariri, le capitaine saoudien aux 128 capes, était remplacé par Cosmin Olaroiu.

La fin de match se terminait sur des scènes de liesse côté ouzbek, et d’autres plus tristes côté saoudien. Le rêve de passer en quart n’aura duré que quelques minutes…

 

@Samir Farasha, à Sydney