Si l’Iran mondialiste de Carlos Queiroz a la faveur des pronostics malgré un manque de créativité certain, 2022mag.com considère que l’Iraq a toutes ses chances, demain après midi à Canberra…

 

Les statistiques n’expliquent pas toujours tout. Ainsi, avant leur arrivée en Australie, les jeunes Iraqiens restaient sur une série inquiétante de dix matches sans la moindre victoire. Leur dernier succès, en compétition, remontait à presque un an auparavant, une victoire 3-1 sur la Chine en éliminatoires de l’Asian Cup.

Et puis, le déclic. En Australie, les protégés de Radhi Shenaishil ont été à la hauteur de leur réputation : dynamiques et techniques, solides défensivement et ambitieux offensivement. Une jeune formation sans complexe prête à (re)conquérir le continent par surprise.

Bien sûr, il a (trop) souvent été question de Younus Mahmoud, vétéran de 31 ans, buteur et héros de la victoire en finale de l’Asian Cup 2007. Mais il serait injuste pour ses jeunes coéquipiers de ne parler que de lui, même s’il a indéniablement tenu un rôle central vis à vis de la jeune classe.

Le grand public a ainsi découvert d’autres éléments de valeur comme l’américano-iraqien Justin Meram, ou encore Yaser Kasim, de Swindon Town.

 

L’Iraq rêve secrètement d’une revanche après sa défaite (2-1) en Asian Cup 2011

 

L’Iran, elle, ressemble trait pour trait à cette équipe qui fit douter l’Argentine et le Nigeria lors de la dernière Coupe du monde au Brésil.

Elle marque peu, mais elle encaisse peu. Elle possède d’indéniables talents, comme Sardar Azmoun (Rubin Kazan) ou Reza Ghoochannejhad.

En revanche, elle n’a jusqu’à présent pas su emballer les observateurs. Tantôt timorée et peu inspirée, parfois séduisante dès lors qu’elle se déploie pour contrer.

Alors, qui de cette juvénile Iraq décomplexée ou de l’Iran, puissance historique du football asiatique, saura se glisser dans le dernier carré ? Force restera-t-elle à l’expérience, ou bien ira-t-elle à la jeunesse et au talent pur ?

Si l’on se fie au huit dernières confrontations entre ces deux puissances, depuis 2001, l’Iran s’est imposée sept fois, pour un nul. La dernière fois en Coupe d’Asie, c’était lors de la phase des poules en 2011 : l’Iran avait difficilement battu son adversaire (2-1), et Younus Mahmoud avait ouvert le score pour l’Iraq.

Alors, faîtes vos jeu. Nous, en tout cas, avons envie de croire au potentiel de cette Iraq animée d’une seule envie : celle de retrouver les cimes du football continental. Comme en 2007…

 

@Samir Farasha, à Sydney