On a jamais rien donné à Wissem Ben Yedder. Longtemps valeur sûre au service d’une équipe de Toulouse engoncée dans le ventre  mou  quand ce n’est pas  dans le bas de tableau de la Ligue 1, il a fini par quitter le nid étroit offert par la club de la ville rose pour rejoindre l’Andalousie et le FC Séville un club du top 4 de la Liga. Et là, il a confirmé qu’il avait un vrai talent international en s’installant parmi les meilleurs buteurs de la compétition. Enfin, en août dernier, il a signé à l’AS Monaco, un ancien grand en difficulté depuis un an. Et le natif de  Sarcelles  en région parisienne cartonne aussi sur le Rocher en inscrivant six buts n neuf journées..Entre temps, l’attaquant de poche avait enfin réussi à sauter la barrière qui le séparait de l’équipe de France.

Voilà pourquoi, il a réitéré, à la veille des deux matches contre l’Islande  et face à la Turquie  que la concurrence et la pression ne l’a jamais effrayé :  » C’est difficile de définir son statut parce que c’est lié au regard des autres, a-t-il confié dans les colonnes du quotidien L’Équipe,  je me sens de mieux en mieux. Dans ce que je fais, dans mon foot. J’ai acquis de l’expérienceLes étapes deviennent de plus en plus difficiles à passer. On va m’attendre au tournant. Je répondrai toujours présent bien sûr, je n’ai pas de problème avec ce côté-là. J’ai toujours appris à jouer avec cette forme de pression. Et puis, ce n’est même pas de la pression, c’est plus de la motivation et de l’ambition. Celle de réaliser mes rêves et de me dire : « OK, maintenant, est-ce que je peux aller plus haut ? « . Une question qui a  déjà sa réponse puisque le Franco-Tunisien est arrivé à franchir les paliers les uns après les autres, lentement mais sûrement. A 29 ans, tout lui est encore permis.

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