Le choix de l’équipe de France par Houssem Aouar continue de faire parler en Algérie. Les fans des Fennecs principalement. Avant d’honorer sa première sélection mercredi soir face à l’Ukraine, son nom est  revenu jusqu’aux oreilles du sélectionneur et des joueurs algériens à  quarante huit heures du match des Fennecs contre le Nigeria en Autriche. Ce qui a eu le don d’agacer.

Même si Islam Slimani  a abordé ce sujet dans un interview avec  des mots de compréhension pour les choix du natif de Lyon et des reproches à tous ceux qui en Algérie et ailleurs remettent sans cesse ce thème sur la table :  » Aouar a fait un choix professionnel, a confié l’ancien joueur du Sporting Portugal à l’hebdomadaire France-Football, cela ne veut pas dire qu’il n’aime pas l’Algérie. Footballistiquement, il ne faut plus parler de lui en tant qu’Algérien. J’ai envie de dire aux Algériens d’arrêter de courir derrière des joueurs qui ne veulent pas venir en sélection. Respectez-vous un peu. Aouar et les autres, je les comprends. Ils ont vécu en France, où ils ont fait toute leur formation. S’ils sont sensibles à l’Algérie par leurs liens familiaux, ils sont les bienvenus. Mais s’ils préfèrent un autre pays que l’Algérie, il n’y a pas de souci. On ne va pas se mentir, mis à part les parents ou leurs vacances, ils n’ont parfois rien à voir avec l’Algérie ».

De son côté, dans une conférence de presse, Djamel Belmadi a renvoyé dans les cordes ceux  qui dans les colonnes des journaux ou dans l’opinion reprochent  à la Fédération ou au sélectionneur de ne pas avoir fait ce qu’il fallait pour convaincre le milieu offensif. Et  affirme que beaucoup de choses ont été faites dans la discrétion : » Si Aouar avait décidé de changer de nationalité sportive, je l’aurai mis sur ma tête, a tonné l’homme  qui a placé l’Algérie sur le toit de l’Afrique,  avant que vous ne citiez son nom, j’ai ramené Djamel Benlamri et Youcef Belaili et personne n’en avait parlé. Ces jeunes comme Aouar adorent les réseaux sociaux, ce qu’on dit sur eux. Je sais qu’il va venir voir ce que je dis sur lui. J’ai travaillé en silence sur le dossier, pour ne pas le mettre en difficulté. Aouar avait tranché depuis très longtemps mais je n’allais pas le crier sur tous les toits, parce que ces joueurs ont des familles, on va pas les mettre en difficulté ». Djamel Belmadi et les internationaux algériens aimeraient bien que tout le monde garde raison et concentre son attention sur ceux qui défendent les couleurs du pays avec sincérité et passion sur toutes les pelouses de la planète. Fin du débat ?

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