Dans un long entretien accordé à la radio nationale algérienne, Mohamed Raouraoua, président de la Fédération algérienne de football (FAF) , s’est exprimé pour la première fois à propos du choix de Milovan Rajevac comme sélectionneur des Fennecs. Il a présenté plusieurs arguments. Sa connaissance de l’Afrique  : « D’abord, il y a eu la connaissance de l’Afrique, il ne faut pas oublier qu’on se qualifie en Afrique, pas en Asie ou en Amérique latine ou en Europe, donc il fallait quelqu’un qui connaisse bien l’Afrique et qui avait un vécu en Afrique. Ensuite, le patron de la FAF a avoué avoir été favorablement marqué par les performances du Ghana version Rajevac lors de la CAN 2010 et du Mondial 2010: « Je me souviens de la CAN magnifique où il a joué la finale en 2010, on est sortis en demi-finales et, surtout, l’expérience de la Coupe du monde 2010, il a atteint le tournoi final, c’était la première fois où une équipe africaine atteignait les quarts, et sans ce qui ce penalty manqué par Asamoah à la dernière minute, un pays africain aurait pu atteindre pour la première fois les demi-finales? Ce qui  aurait pu offrir à  l’Afrique plus de places en Coupe du monde.

Mohamed Raouraoua

Mohamed Raouraoua

Enfin, le locataire de Dely Brahim ne pouvait pas oublier l’apport souvent positif apporté par les techniciens originaires des pays des Balkans au football algérien:  » Au delà de tout ça, l’école de l’ex-Yougoslavie nous convient parfaitement, vous vous souvenez de Rajkov et de ce qu’il a fait, on est plus près de notre jeu et de notre identité footballistique nationale, et j’en suis content”. Rouaraoua aurait pu rajouter le nom plus récent de Vahid Halilhodzic. Dans le même entretien, le président de la FAF a dévoilé les objectifs assignés au Serbe pour la CAN 2017: au minimum une pièce en demi-finale. Il également annoncé la signature prochaine d’une convention avec la Fédération française de football pour la formation de 300 entraîneurs appelés à prendre en charge les futures centres de formation et  confirmé que les futurs sélectionneurs des équipes nationales de jeunes seront étrangers mais  entourés par un staff local.

@ Cheikh Mabele