La campagne pour lélection pour la présidence de la Confédération africaine de football (CAF) prévue en mars prochain n’a pas encore  démarré. Pour le moment, les candidats  ne se bousculent pas au portillon. Sauf en Tunisie où ils sont deux à solliciter le soutien de la fédération de leur pays. En l’occurrence, le président de la FTF, Wadi  Al Jari et Tarek Bouchamoui qui porte la double casquette de membre du comité exécutif de la CAF et  de membre du Conseil de la FIFA. Un duel fratricide dans le quel Wadi Jari semble avoir une longueur d’avance puisqu’il se murmure à Tunis qu’il aurait l’appui du comité de direction de la FTF.

Tarek Bouchamoui

Tarek Bouchamoui

Une information que celui qui se réclame comme un fan indiscutable supporteur des Sang et Or n’a pas voulu commenter : « Je suis fan de l’Espérance Sportive de Tunis et tout le monde le sait, a-r-il confié dans un long entretien accédé   à la radio  tunisoise Mosaïque FM, dans les  instances internationales, je défends, par contre, les intérêts de tous les clubs tunisiens. J’attends encore la réponse du bureau fédéral. Je pense que la Tunisie a besoin d’un  meilleur positionnement au sein de la CAF ».

Pour défendre son engagement dans la bataille, Bouchamoui  évoque l’intérêt du football tunisien et africain. :  C’est important de briguer un poste aussi stratégique et pesant dans une instance comme la CAF. Cette candidature est crédible et a des chances d’aboutir, mais pour cela, il faut l’appui de la FTF. Je connais fort bien les rouages de la CAF pour y avoir exercé là-bas depuis 2002. Il est temps qu’un Tunisien joue sa chance et brigue ce poste de président de la CAF, non pour défendre les intérêts du football tunisien, mais de tout le football africain. Il y a beaucoup de choses à améliorer dans cette structure continentale pour avoir un meilleur produit».

Wadi Jari, président de la FTF

Wadi Jari, président de la FTF

Pour le moment, Jari  bien installé à  son poste de patron de l’institution faîtière du football tunisien n’a pas réagi à son concurrent. Mais la Tunisie devra bientôt dire son choix. Concernant cette élection, il n’y a pas  de bousculade au portillon. Le titulaire du poste, Ahmad Ahmad, laisse planer le doute concernant on envie de se représenter.  Par ailleurs, en Egypte, le candidat le plus crédible, Hani Abou Rida, président déchu de l’EFA, affirme être candidat à la seule condition que le Malgache renonce à un second mandat.

 @Cheikh Mabele