Vainqueur de l’édition 2020, le club marocain entend bien succéder vendredi soir au Raja, au palmarès de la compétition. Mais les Orlando Pirates ne sont pas d’accord…

 Cinq jours à peine après leur fantastique remontada contre le TP Mazembe (0-1, 4-1), les Marocains de la Renaissance de Berkane sont à pied d’œuvre du côté du Nigeria. Avec un seul objectif : remporter pour la deuxième fois de leur histoire la Coupe de la Confédération africaine, après celle glanée en 2020.

A peine le temps de reprendre les entraînements qu’il a vite fallu rejoindre Uyo, la capitale de l’Etat d’Akwa Ibom, pour venir y disputer la finale de la compétition 2021-22 contre les Orlando Pirates de Soweto dans le superbe écrin du Godswill Akpabio stadium, d’une capacité de 30 000 places.

Berkane est devenu en l’espace de cinq ans un véritable spécialiste de cette compétition : finaliste 2019 (battu par Zamalek), vainqueur en 2020 (aux dépens de Pyramids), éliminé en phase de poules l’an dernier, le club dirigé par Florent Ibenge semble même avoir sacrifié ses ambitions sur la scène domestique pour mener à bien la reconquête de cette CDC.

Les Berkanis, qui possèdent des atouts individuels non négligeables – le gardien Hamiani Akbi, l’axial Issoufou Dayo, le milieu Bakr El-Helali- ont de quoi tenir tête à un adversaire avec Youssef El-Fahli (4 réalisations) qui trouvera du répondant face à lui avec le piston offensif Bandile Shandu, 4 buts également.

Les deux formations ont terminé en tête lors de la phase de groupe et depuis leur entrée dans la compétition, au 1er tour, juste avant le tour de cadrage, elles n’ont laissé que des miettes à leurs adversaires respectifs.

Coupe de la Confédération : les Oranges bien décidés à remporter leur deuxième trophée con tinental ( photo page Facebook RSB)

Coupe de la Confédération : les Oranges bien décidés à remporter leur deuxième trophée con tinental ( photo page Facebook RSB)

Berkane a souvent fait parler l’expérience et surtout, s’est montré intraitable à domicile où personne ne vient gagner au stade municipal. Les Pirates ont gagné en maturité et en qualité de jeu tout au long de leur parcours. Sans être géniaux- ils sont en-deçà des Mamelodi Sundowns- le groupe est solide, efficace et sait résister aux tempêtes, comme lors de la demie retour perdue à domicile contre les Libyens du Ahly Tripoli. Les Pirates ont déjà disputé -et perdu- une finale dans cette compétition, c’était en 2015 face aux Tunisiens de l’Etoile du Sahel.

Du côté de Berkane, Florent Ibenge, dont c’est la deuxième saison sur le banc marocain, se voit offrir une seconde chance de remporter un titre africain, quelques années après avoir lui aussi perdu une finale (c’était avec le V. Club de Kinshasa) face au Raja Casablanca.

Orlando Pirates (AFS)  les Chérifiens sont conscients que les Sud-africains ne seront pas faciles à battre ( photo page Facebook Orlando Prates )

Orlando Pirates (AFS) les Chérifiens sont conscients que les Sud-africains ne seront pas faciles à battre ( photo page Facebook Orlando Prates )

Face à lui, le technicien national Mandla Ncikazi chercher lui aussi une première levée continentale. 27 ans après avoir remporté son premier titre africain (la défunte Coupe d’Afrique des clubs champions aux dépens de l’ASEC), les Orlando Pirates ont de nouveau l’occasion de briller. Sur un seul match désormais, et en passant par l’épreuve des tirs au but en cas d’égalité après 90 minutes.

Comme de coutume, le vainqueur de cette 19e édition est appelé à affronter le vainqueur de la finale de la LDC africaine, qui sera disputée lundi 30 à Casablanca. Rendez-vous donc à partir de 21h pour vivre le dénouement de cette compétition déjà remportée à six reprises par des clubs marocains (Raja, FAR, FUS, Berkane) mais jamais par un représentant sud-africain…

@Frank Simon