Le président de l’Olympique Lyonnais, Michel Aulas, a tenu sa langue durant quelques semaines. Mais le duel qui va opposer  dimanche soir son équipe au Paris Saint-Germain lui a donné l’occasion d’en remettre une couche sur son homologue parisien, le Qatari Nasser Al-Khelaïfi. Derrière le bref hommage, beaucoup de fiel: é En tant qu’homme, je l’apprécie beaucoup. Il est très gentil, très urbain, même si nous n’avons pas les mêmes origines, a confié le boss des Gones dans les colonnes du quotidien français l’Équipe. Avant de sonner la charge:  »  Il a la chance d’être né  et d’avoir vécu dans un système très particulier. Moi, il a fallu que je me fasse tout seul. Que ce soit sur le plan des affaires, où je suis parti de zéro, ou du football, où j’ai démarré de la Division 2, j’ai construit pas à pas un parcours. Sur le plan personnel, professionnel, j’ai eu beaucoup plus de satisfactions  et de réussites et d’éhecs. Il a de la chance d’être dans un contexte plus facile à assumer que le mien. » Puis, le dirigeant rodhanien enfonce le clou sur le thème des origines sociales:  » Ce n’est pas la jalousie  qui me fait avancer. Dans la vie, je ne suis pas né avec une cuiller d’argent dans la bouche… ». Aulas ne doit pas connaître le parcours de l’homme qu’il attaque constamment où feint de l’ignorer. Car si Al-Khelaifi est aujourd’hui un proche écouté de la famille royale  qatarie  et particulièrement de l’Emir propriétaire du club francilein il n’en est pas issue. Son père était un simple pêcheur de perles