Alors que les Aigles de Carthage entament aujourd’hui un stage d’une dizaine de jours à Monastir qui sera ponctué par un match face à l’Algérie le 11 janvier au stade de Radès, les commentaires dans les médias tunisiens concernant la sélection, et surtout son sélectionneur, Georges Leekens, ne sont pas très enthousiastes.

Ainsi, pour La Presse, le plus gros tirage national, le technicien belge est un conservateur qui privilégie le résultat à la manière: “Leekens ne pourra pas chambouler ses idées de jeu en deux semaines ou apporter des changements profonds, reconnait le journal, La pré-liste qu’il a retenue le montre bien : c’est un entraîneur conservateur qui va compter sur l’ossature qui a contribué à se qualifier à la CAN (…) le Belge n’aura accordé une chance qu’à trois nouveaux. Le premier est un revenant, Anis Ben Hatira, les deux autres sont Ben Jemai et Touzghar (peut-être une révélation). “

Se faisant le porte-parole des fans de base, le quotidien tunisois réclame un jeu plus offensif à défaut d’un jeu champagne que l’équipe n’a sans doute pas les moyens techniques de pratiquer : ” Leekens dit que ses joueurs sont moyens et qu’ils ont donné le maximum. C’est vrai en grande partie, mais Leekens (qui est devenu plus agressif envers ses détracteurs dernièrement) sait bien que le public de la sélection croit que le standing de son équipe n’a rien à voir avec la réalité. Il exige des résultats (chose faite jusque-là), mais aussi une tendance pour l’attaque, un jeu qui charme, des joueurs qui se portent vers l’avant et qui font chavirer leurs supporteurs. “

Il est vrai que la bande à Khazri est loin d’être une formation spectaculaire, mais elle est d’un redoutable réalisme qui lui a permis sortir en tête d’un groupe éliminatoire piègeux avec des adversaires comme le Sénégal et l’Egypte. Des armes qui lui seront très utile lors du premier tour de la CAN en Guinée-Equatoriale. Après, ce sera une autre histoire. Leekens peut toujours gagner son pari…

 

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