Le Soudan  où  Hubert Velud a été nommé comme sélectionneur au début du mois de mars    n’échappe pas au Coronavirus, même si officiellement  il n’aurait  fait qu’un mort selon des informations publiées il y a quelques jours . N’empêche, le technicien français a décidé de quitter le pays et précise qu’il ne l’a pas fait seulement  pour protéger sa santé mais également pour ne pas cautionner les risques pris par la Fédération , son employeur, avec la vie des joueurs qui étaient en regroupement . Il s’en est expliqué dans une interview accordé au site Monde Afrique : “Ici, rien n’a changé. Mon staff technique et moi n’étions pas très favorables à sa poursuite du stage.  La Fédération, oui. J’ai décidé de l’interrompre  et de rentrer en France, surtout depuis que le championnat national au Soudan a été arrêté il y a trois jours ».

Hubert Velud

Hubert Velud

Le sélectionneur ne craint pas un retour de bâton de la part de la FSF :  “ La Fédération soudanaise doit accepter, sinon, s’il devait y avoir un litige, la FIFA tranchera. Je ne veux pas être l’entraîneur qui insiste pour continuer les entraînements et mettre mes joueurs en danger ». Le natif de Villefranche-sur-Saône fait une description précise  des risques pris tous les jours  par les  Crocodiles du Nil sous sa responsabilité : “Tous se serraient la main. Moi, je les saluais de loin. J’ai fait attention autant que possible, j’ai mis une distance à chaque fois. Mais quand je raconte aux joueurs et aux journalistes soudanais ce qui se passe en France, ça les fait sourire, ils ne me croient pas et ne se rendent pas compte de la gravité de la situation”.

Le coach  qui connait très bien le continent pour avoir dirigé,  le TP Mazembe, le Hassania Agardir, l’ES  Sahel ou l’USM Alger, entres autres, semble pessimiste pour la suite des événements si les dirigeants ne réagissent pas rapidement et vigoureusement : “Quand l’épidémie va arriver ici, ça va être n’importe quoi, ce sera la panique générale. Il n’y a pas de lits dans les hôpitaux. Et on va lâcher les joueurs dans la nature. Ils étaient presque plus en sécurité lors du rassemblement que dehors avec leur famille ». À  suivre. Nos lecteurs peuvent aussi relire l’entretien exclusif  ( http://www.2022mag.com/velud-soudan-la-can-2021-jy-crois/) que l’ancien entraîneur de la JS Kabylie nous avait accordé le 5 mars dernier.

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