Après un premier tour plein de promesses, l’Algérie pensait avoir les moyens d’écarter en quart de finale ces remuants Nigérians.
Et à Rabat, tout ce que la ville comptait de supporters avec des billets s’était donné rendez-vous pour vivre ce choc. A l’arrivée pourtant, les Fennecs ont logiquement baissé pavillon face à un adversaire supérieur dans le jeu (2-0).
Dès la 12e minute, l’Algérie pensait obtenir un penalty à la suite d’une main commise à l’entrée de la surface mais l’arbitre considérait que le ballon avait d’abord touché la cuisse de Semi Ajayi avant d’aller vers sa main.
Ensuite, le Nigeria multipliait les tentatives mais ne parvenait pas à marquer, Luca Zidane faisant bonne garde (23e et 45e +2 contre Lookman) ou les attaquants se montrant maladroits, comme Akor Adams (37e).
Les deux équipes rejoignaient le vestiaire sur un score nul et vierge mais le Nigeria paraissait le plus à même de marquer.
Ce qu’il fit dès le retour des vestiaires, avec un Victor Osimhen impérial dans les airs, à la conclusion d’un centre, et qui ajustait Zidane d’une tête piquée (1-0, 47e).
Assez rapidement, le Nigeria mettait KO l’Algérie, en ajoutant un deuxième but, Osimhen offrant le ballon sur un plateau à Akor Adams qui se jouait du gardien (2-0, 57e).
Le réveil tardif de l’Algérie n’allait rien changer, pas plus que les entrées conjuguées de Bounedjah, Hadj Moussa et Boulbina (61e).
Le Nigeria, tout en maitrise, conservait cet avantage et manquait même de tripler sa mise (82e), alors que l’Algérie bégayait son football. Les Super Eagles affronteront donc le Maroc en demie.
Après match, quelques échauffourées ont éclaté au niveau de la zone menant aux vestiaires, ainsi qu’entre journalistes algériens et marocains, selon plusieurs témoignages de médias africains présents.
L’Algérie a débuté avec : Zidane – Belghali, Bensebaini, Mandi, Aït Nouri – Zerrouki, Boudaoui, CHaïbi – Maza, Amoura, Mahrez.
Le dernier quart de finale opposait à Agadir l’Egypte, septuple vainqueur, à la Côte d’Ivoire, championne sortante. Les Pharaons se sont imposés 3-2 dans une rencontre qui a rapidement tourné en faveur des joueurs de Hossam Hassan.
Dès la 4e minute, Marmoush donnait l’avantage aux siens, après qu’Emam Ashour ait gratté le ballon dans les pieds de Kossounou.
Face à cette équipe égyptienne évoluant à cinq derrière, la Côte d’Ivoire essayait de répliquer mais c’est bien les Pharaons qui prenaient le large, à la suite d’un corner côté droit de Salah, qui trouvait le stoppeur Rabiaa.
Ce dernier lobait d’une tête croisée le gardien Fofana (32e). En fin de première période, les Eléphants reprenaient espoir sur un coup franc côté gauche de Yan Diomandé, détourné dans ses filets par Ftouh (1-2, 40e).
Au retour des vestiaires, l’Egypte assainait quasiment le coup de grâce à son adversaire. Ashour, côté gauche, delivrait une merveille de centre dans la surface pour Mo Salah, arrivant côté droit. Ce dernier, du gauche, ajoutait un but pour les siens (3-1, 52e).
A partir de cet instant, le match devenait un “attaque-défense”. La Côte d’Ivoire, qui se jetait totalement dans la bataille, revenait à 3-2 à la suite d’un but du latéral droit Guela Doué (74e) qui concluait à la suite d’une parade d’El-Shenawy.
En dépit d’un dernier quart d’heure incandescent au cours duquel l’Egypte faisait barrage pour protéger son gardien, le score ne devait plus évoluer.
Hossam Hassan alignait au coup d’envoi : M El Shenawy – Hany, Ibrahim, Abdelmaguid, Rabiaa, El-Ftouh – Atteya, H Fathi, Ashour – Marmoush, Salah.
L’Egypte affrontera donc mercredi soir à Tanger le Sénégal, dans une revanche de la finale de la CAN 2021…. et des barrages de CdM 2022 quelques semaines plus tard. Un match aux allures de classique africain puisque les deux nations se sont affrontées une douzaine de fois…
@Frank Simon
