Ecartés de la Ligue des champions l'hiver dernier par le Ahly Benghazi, les "Diables Rouges" du Caire se sont consolés en remportant pour la première fois la Coupe de la Confédération africaine. A la dernière minute du temps additionnel...

 

Il aura fallu attendre les toutes dernières secondes du temps additionnel de cette finale retour de Coupe de la Confédération africaine pour que le Ahly du Caire s’impose face aux Ivoiriens du Séwé de San Pedro (1-0, 1-2 à l’aller). Un petit but inscrit de la tête par le vétéran Ahmed Meteb à la 90e +4 pour une première victoire égyptienne dans cette compétition. Et d’une certaine façon, un prix de consolation pour ce football égyptien qui n’en finit pas de stagner depuis février 2012 et le drame de Port-Saïd qui avait conduit à l’arrêt du championnat puis à un huis clos quasi permanent.

La victoire des « Red Devils » du Caire est survenue quelques jours après une nouvelle élimination sur la route de la CAN 2015. Ce n’était pourtant pas sur ce trophée que lorgnait Walid Soliman et consorts en début d’année mais plutôt sur la Ligue des champions qu’ils avaient remportée en 2013. Mais le Ahly égyptien est tombé dès les huitièmes de finale sur le Ahly Benghazi libyen qui a piégé une équipe trop sûre d’elle.

 

Le vétéran Meteb console un football égyptien à la peine

 

Reversé en C2 après avoir passé le barrage, le Ahly a maîtrisé sa campagne africaine. En finale il a retrouvé cet adversaire ivoirien qu’il avait eu tant de mal à battre en poule (1-1, 1-0). Privé de son gardien titulaire Ekramy blessé, le Ahly a souvent été pris de vitesse par Roger Assale et Christian Koffi Kouamé, les fers de lance offensifs ivoiriens, à l’aller comme au retour.

Au Caire, la formation coachée par l’Espagnol Juan Carlos Garrido (arrivé cet été, il a succédé à Mohamed Youssef, après l’intérim de Fathi Mabrouk) fut toute proche de céder. Mais, dans un dernier sursaut, son attaquant Emad Meteb, héros de bien des victoires passées, est entré en jeu pour donner la victoire au moment où on s’y attendait le moins. A la 90e minute plus quatre. Mieux vaut tard que jamais.

 

Samir Farasha