Tombeurs de l’Algérie au tour précédent, les Eléphants ivoiriens se sont qualifiés à Bata pour la finale de la 30e édition de la CAN, après avoir disposés d’une RDC solide mais piégée par sa discipline collective (3-1).

 

Une demi-finale de CAN n’est pas un match éliminatoire, et la RDC l’a appris à ses dépens tout à l’heure au moment de défier une Côte d’Ivoire battue 4-3 à Abidjan à l’automne dernier.

Comme lors des quarts de finale contre l’Algérie, la discipline collective et la rigueur défensive ivoiriennes ont largement permis de s’imposer (3-1). La générosité congolaise s’est heurtée à un onze très solidaire. Yaya Touré, capitaine ivoirien qui élève son niveau de jeu match après match, ouvrait la marque sur une reprise du droit pleine lucarne, consécutive à une passe décisive de Wilfried Bony (21e).

Dans les instants qui suivaient, la RDC de Florent Ibenge arrachait l’égalisation sur un penalty consécutif à une main, et transformé par Dieumerci Mbokani, dont c’était le 3e but en deux matches (1-1, 24e).

Juste avant la pause, les Ivoiriens exploitaient un ballon perdu par Bolasie et inscrivaient sur un contre rapide un deuxième but, signé du lutin Gervinho (2-1, 41e), encore sur une passe du décisif Bony, nouvelle recrue de Manchester City.

En seconde période, les débats restaient équilibrés, et les Ivoiriens contrôlaient le match, tout en restant sous la menace congolaise. Qui s’éteignait après la sortie de Mbokani.

Juste avant l’heure de jeu, les Ivoiriens marquaient le but du KO et du break par leur jeune défenseur Wilfried Kanon, après que le gardien congolais Kidiaba ait repoussé dans l’axe une tête (3-1).

La victoire tendait les bras à une équipe ivoirienne qui a su résister aux incursions d’un Bolasie ou d’un Bokila, véritables poisons.

Hervé Renard et les Eléphants joueront la finale dimanche, leur troisième des années 2000 après celles perdues en 2006 puis en 2012. Sera-t-elle la bonne, eux qui courent après le titre depuis 1992 ?

 

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