Au lendemain de ce nul (1-1) concédé devant un Mali décomplexé et accrocheur, la prestation des Lions de l’Atlas à Rabat suscite énormément d’interrogations. Notamment sur son manque d’efficacité.
Vainqueur (3-0) de Comoriens motivés mais limités, le Maroc souhaitait se qualifier pour les huitièmes dès vendredi soir. Mais les Aigles de Tom Saintfiet, qui avait renouvelé de moitié ses joueurs de champ (cinq changements par rapport au nul contre la Zambie) sont venus compliquer leur tâche.
A Rabat, la domination des chouchous du public a buté régulièrement sur une défense malienne regroupée et bien commandée par Djigui Diarra.
Et si ce dernier s’est incliné dans les derniers instants de la première période, c’est un penalty, concédé pour une faute de main, qui a eu raison de lui (1-0, 45e+2).
Brahim Diaz, comme lors du match d’ouverture, a marqué, transformant sans trembler la sanction. Au retour des vestiaires, le Mali devenait plus joueur et donc, plus dangereux.
Juste avant l’heure de jeu, une faute commise par El Yamiq dans la surface permettait à Sinayoko, déjà décisif contre la Zambie, d’égaliser, après intervention de la VAR (1-1, 62e).
Vexé, le Maroc se lançait à corps perdu dans cette bataille mais subissait quelques contres maliens, dominateurs au milieu. A la 78e, DIarra sauvait son équipe sur une frappe d‘En-Nesyri, entré en jeu.
Les entrées de Kamory Doumbia et de Dorgeles Néné, restés jusqu’alors sur le banc, redynamisaient le Mali… qui était tout proche de concéder la défaite sur un tête de Woyo Coulibaly vers son propre but qui obligeait Diarra à une parade exceptionnelle !
A l’arrivée, un nul qui ne pouvait satisfaire Hoalid Regragui. Le Maroc devra attendre la J3 dans ce groupe et son match contre la Zambie pour valider son ticket pour les huitièmes, mardi prochain.
Le onze marocain aligné : Bounou – Mazraoui, Aguerd, El Yamiq, Salah Eddine – Ounahi (Ezzalzouli), Amrabat (Ben Seghir), Brahim (El-Khanouss) – El Aynaoui, El-Kaâbi (En-Nesyri), Saibari (Rahimi).
@Samir Farasha
