A l’arrivée, c’est certainement ce que le sélectionneur marocain, Hoalid Regragui, retiendra de ces 9à minutes (plus temps additionnel) : la qualification, et rien d’autre.
Dans un huitième de finale promis aux Lions de l’Atlas, face à une Tanzanie supposée bien plus faible, les chouchous du public de Rabat auront livré une prestation collective très éloignée des attentes de leur coach.
La victoire (1-0) porte l’estampille de l’homme providentiel, Brahim Diaz, buteur à la 64e minute, et auteur d’une réalisation à chacune de ses apparitions depuis le 21 décembre.
Voilà donc le joueur du Real Madrid qui porte son total à quatre et fait naturellement de lui le meilleur réalisateur de la 35e édition de la CAN.
Avant cela, les Taïfa Stars auront été toutes proches de marquer d’entrée, le centre venu de la droite de Selemani ayant été mal négocié par Msuva de la tête, alors que Bounou était battu (3e).
A la 15e, Ismael Saibari pensait avoir marqué de la tête sur un centre d’Ezzalzouli, mais après vérification de la VAR, l’arbitre malien invalidait pour une position de hors-jeu.
En dépit de sa domination, le Maroc parvenait à la pause sans avoir marqué. Au retour des vestiaires, la pression s’accentuait comme sur cette tête d’El Khanouss repoussée par le gardien tanzanien au prix d’une belle parade (51e).
Cinq minutes plus tard, la Tanzanie obligeait Bounou à repousser comme il le pouvait une frappe puissante, avant que Fei Toto ne reprenne le ballon pour l’expédier… hors du cadre.
Le Maroc, piqué au vif, bénéficiait ensuite d’un coup-franc légèrement à droite hors de la surface de réparation. Parfait pour le capitaine Achraf Hakimi, titularisé après être entré en jeu face à la Zambie.
Expert es-coups francs, le piston droit du PSG expédiait une frappe puissante… repoussée par la transversale tanzanienne (60e). Ce n’était que partie remise.
Quatre minutes plus tard, Brahim Diaz débloquait le verrou tanzanien, sur passe de Hakimi, à la suite d’un slalom dans la défense, ponctué d’une frappe au premier poteau qui surprenait Hussein Masalanga, le gardien tanzanien (1-0).
Enfin lancé, le Maroc tentait d’inscrire rapidement le but du break. En vain. Diaz sortait à la 85e minute, touché et boitant, laissant sa place à Targhalline.
Dans le temps additionnel, Adam Masina accrochait un attaquant tanzanien lancé dans la surface. Etonnament, l’arbitre n’allait pas vérifier ce qui ressemblait fort à un penalty…
Le Maroc s’est qualifié sans éclats et affrontera donc vendredi 9 à Rabat le Cameroun, tombeur de l’Afrique du Sud (2-1) en quart de finale. Il lui faudra en montrer plus dans le jeu et dans l’efficacité.
En marge de ce match, le sélectionneur marocain a annoncé le forfait pour le reste de la CAN d’Azzedine Ounahi, blessé lors de l’entraînement de la veille (déchirure au mollet).
Le Maroc alignait d’entrée : Bounou – Hakimi, Aguerd, Masina, Mazraoui – El Aynaoui, Saibari, El Khanouss – Brahim Diaz, El Kaâbi, Ezzalzouli.
@Samir Farasha
