Depuis le début de la compétition, les interrogations fusaient autour de ces Lions de l’Atlas et de leur sélectionneur Hoalid Regragui.
Même la qualification pour les huitièmes et la première place du groupe n’avaient pas éteint cette presque défiance pour l’homme qui les avait conduits en demi-finale de la CdM 2022 au Qatar.
Depuis vendredi soir et la qualification pour le dernier carré décrochée aux dépens du Cameroun (2-0), la pression est retombée.
Voilà 22 ans que le Maroc ne s’était plus invité pour une demi-finale de Coupe d’Afrique des Nations. A l’époque, elle comptait dans ses rangs un latéral nommé Regragui. Elle avait ensuite disputé (et perdu) la finale face à la Tunisie (2-1).
Vendredi, dans un stade Prince Moulay Abdellah de Rabat une fois encore incandescent (65 000 spectateurs), le Maroc a ouvert la marque par son talisman Brahim Diaz dès la 26e minute (1-0).
Ce dernier a dévié, à la suite d’un corner, la tête piquée d’El-Kaâbi dans le but d’Epassy. La première période a vu le Maroc exceller dans le jeu et mettre sous l’éteignoir un Cameroun sans relief.
Dans le dernier qurt d’heure du match, Ismail Saibari délivrait son équipe, très chahutée par des Lions indomptables dominateurs (stériles), à la suite d’une jolie frappe croisée (2-0, 74e).
Ce second acte a été marqué par quelques faits de jeu très discutés par l’adversité, le Cameroun n’ayant pas échappé à un traitement de choc sur le plan athlétique, plutôt musclé, de la part de Lions de l’Atlas souvent à la limite de la régularité.
On aura ainsi observé des fautes commises sur Etta Eyong ou Bryan Mbeumo. Mais que l’arbitre mauritanien, Beida Dahane, n’a pas sanctionnées. Curieusement, la VAR a également semblé en sommeil dans ce match…
Au bout du compte, le Maroc se qualifie pour la demi-finale de sa CAN, au cours de laquelle il affrontera le Nigeria, tombeur de l’Algérie (2-0).
@Cheikh Mabele
Le onze du Maroc : Bounou, Hakimi, Masina, Aguerd, Mazraoui – El Aynaoui, El Khanouss (Amrabat), Saibari (Targhalline) – Brahim Diaz (Igamane), El-Kaâbi (En-Nesyri), Ezzalzouli (Rahimi).
