L’équipe nationale de Syrie affronte l’Australie ce jeudi à Malacca en Malaisie dans le cadre de la première manche du barrage qualificatif au . C’est sans aucun doute l’un  des plus importants matches de son histoire .Ce rendez-vous a lieu sur terrain neutre en raison de la guerre qui ravage le pays depuis cinq ans. Cependant, cet exil forcé n’a pas empêché les  de rester invaincus « à domicile » depuis cinq matches et de se préparer à affronter les Socceroos dans la sérénité.

Comme l’espère Omar Kharbin:  » Il est sûr que l’équipe est déterminée à se qualifier pour la Coupe du monde », a  confié l’attaquant des Rouge et Blanc  dans les colonnes de l’agence « The Associated Press, car nous avons déjà joué contre des équipes très fortes comme la Corée du Sud, l’Iran et l’Ouzbékistan. Nous nous sommes bien défendus  et avons prouvé que nous étions une équipe forte ». Et puis, le joueur du a confiéi de n’aimerait pas que tous ses efforts s’arrêtent aux portes de l’exploit:  «Nous avons travaillé tellement dur  dans ces éliminatoires de la  Coupe du monde. Nous savons que nous avons encore du travail à faire, mais l’esprit de l’équipe est excellent et nous sommes prêts à faire le nécessaire. »

Syrie va en barrage

La Syrie va en barrage

Son coéquipier Mohammed Zaher Midani est dans le même état d’esprit. Il respecte l’Australie bien sûr, mais il pense que la Syrie a un atout supplémentaire:  «L’Australie possède de nombreux joueurs  talentueux et reconnus, a confié le milieu de terrain au site officiel de la Confédération asiatique de football, afc.com, mais nous avons un énorme potentiel, addition de talents individuels  et de force collective. Et nous avons surtout une énorme motivation: elle  consiste à rendre heureux le peuple syrien. » Les  Aigles de Damas auront évidemment à l’esprit l’énorme explosion de joie populaire provoquée  par leur qualification au barrage de cette compétition. Une parenthèse heureuse dans un cauchemar qui dure depuis cinq ans et qui est loin d’être fini.

Il est important  que les protégés de Fajr Ibrahim  fassent le nécessaire à Malacca déjà. En gagnant par exemple sans encaisser de but. Car à Sydney, dans cinq jours, il leur faudra être costauds face à une formation australienne dont l’expérience internationale, quatre participations au Mondial, est sans commune mesure avec la leur et qui n’acceptera pas d’être humiliée chez elle.

@Cheikh Mabele

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