Ils ont brillé durant les trois semaines du tournoi continental au Maroc. Voici notre onze des meilleurs joueurs arabes du CHAN 2018.

Akram El-Hadi (Soudan)
Si l’on excepte le but encaissé au premier tour contre la Guinée, il n’a encaissé que deux autres buts en demie (contre le Nigeria 0-1) et pour le match de classement contre la Libye (1-1). Le joueur du Hilal Obeid a arrêté un penalty de Bencharki au 1er tour et deux lors de la séance des tirs au but pour la 1re place. Très bon sur sa ligne et dans le jeu aérien, le capitaine du Soudan n’a qu’un (petit) défaut: il aime faire le show !

Mohamed Nahiri (Maroc)
Le latéral droit des Lions de l’Atlas aura rayonné dans son couloir. Défensivement, le joueur du Wydad est sobre. Offensivement, il tire remarquablement bien les coups-francs et aime participer au jeu de son équipe. A 26 ans, il approche de la maturité.

Badr Benoun (Maroc)
Le défenseur axial et capitaine des Lions de l’Atlas est la fierté du Raja. Et on le comprend. Sa complémentarité avec Aguerd, et surtout El-Yamiq, a été l’une des clés de la solidité défensive du Maroc. Excellent de la tête, il aime aller la placer sur les coups de pied arrêtés. Agé de 24 ans, il mérite sa chance ailleurs qu’en Botola.

Spectaculaire, Akram El Hani a été pour beaucoup dans la solidité défensive du Soudan (Photo cafonline.com )

Spectaculaire, Akram El Hani a été pour beaucoup dans la solidité défensive du Soudan (Photo cafonline.com )

Ahmed El Maghasi (Libye)
Stoppeur de cette solide équipe libyenne, le joueur de l’Ittihad Tripoli a excellé par son calme, sa maîtrise et sa sobriété dans le jeu défensif. On a aimé son entente avec El Trbi. On le retrouvera avec plaisir en Coupe d’Afrique des clubs avec sa formation.

Abdeljalil Jbira (Maroc)
Dans son couloir gauche, il a énormément apporté au jeu offensif, se dédoublant le plus souvent avec son binôme Ismail El-Haddad. Le latéral du Raja a pris énormément de plaisir à participer à l’élaboration des attaques du Maroc, et on l’a apprécié dans ce registre où sa technique et sa vitesse étaient valorisées.

Salaheddine Saïdi (Maroc)
A 31 ans – il les a fêtés de 6 février – le milieu axial du Maroc a démontré qu’il possédait du coffre sans un registre de récupérateur. Il a aussi prouvé qu’il pouvait être un finisseur ou un tireur de coups de pied arrêtés. Le Wydad a beaucoup de chance de s’appuyer sur cet élément, désigné meilleur joueur contre la Namibie en quart.

Badr Boulhroude (Maroc)
Sans la blessure d’Abdelilah Hafidi, il n’est pas certain que Badr aurait autant joué dans l’entrejeu marocain. Il a formé un duo efficace avec Saïdi. Agé de 24 ans, c’est un des cadres du FUS de Hoalid Regragui et on comprend pourquoi.

Zakaria Hadraf (Maroc)
Titulaire au début du tournoi, il est monté en puissance pour finir dans la peau d’un double buteur en finale contre le Nigeria. Rapide et technique, ce couloir droit (ou gauche) du Raja a été le complément parfait de Nahiri. Adroit et efficace, il a justifié le choix de Sellami.

Zakaria Hadraf fou de joie après son but (photo cafonline.com)

Zakaria Hadraf fou de joie après son but (photo cafonline.com)

Ismail El-Haddad (Maroc)
Avec son numéro 11, le joueur du Wydad a donné le tournis à tous les défenseurs qu’il a croisés tout au long de ces trois semaines. Rapide et provocateur balle au pied, il a fatigué ses adversaires par ses courses incessantes. Le secteur offensif marocain lui doit beaucoup.

Ayoub El-Kaabi (Maroc)
MVP du tournoi et meilleur buteur (9 réalisations en six matches), il a offert une palette complète : rapide et efficace devant le but, adroit du gauche et excellent de la tête, il a donné la migraine à chaque technicien qu’il croisait. Le joueur de la RS Berkane n’a pas marqué contre le Soudan, où il n’était que remplaçant et entré tardivement. A 24 ans, son heure a peut-être sonné chez les A. Hervé Renard devrait le convoquer pour les matches de préparation de mars…`

Saleh Taher (Libye)
L’attaquant du Ahly Tripoli (26 ans) a été l’un des grands animateurs de ce tournoi. Auteur de trois buts, il était la flèche offensive d’un secteur animé par Aribi à droite et Ablo à gauche, et a même joué les passeurs décisifs pour Abdulrahman en demie contre le Maroc, lorsqu’il est allé chercher le ballon dans les pieds du gardien Zniti.

Entraîneur. : Jamal Sellami (Maroc)
Le technicien marocain a su parfaitement gérer la pression qui accompagne généralement le pays organisateur. Son calme et son fair play ont impressionné. Très proche d’Hervé Renard, il a associé le sélectionneur des A, qui supervisait chaque sortie du Maroc ainsi que certaines séances d’entraînement, à la victoire finale. Un gentleman.

Les remplaçants : Nashnush (Libye, gardien), El Trbi (Libye, défenseur), Omer (Soudan, défenseur), Bisha (Soudan, milieu), Saifeldin (Soudan, attaquant), Ablo (Libye, attaquant), Walaeldin (Soudan, attaquant), Logarusic (Soudan, entraîneur).

@Samir Farasha, avec Fayçal Chehat