Au Cameroun le coup de chaud des éliminatoires du Mondial 2018 est passé et il n’en reste  plus que d’amères souvenirs.Pour le sélectionneur Hugo Broos, est venu aussi le temps  de réfléchir à la suite à donner à son aventure au pays des Lions Indomptables. Va-t-il poursuivre sa mission ou arrêter les frais. Le Belge en saura plus lorsque la Fédération et le ministère de la Jeunesse et des Sports lui auront donné un  signe concret de leur envie de poursuivre la collaboration. Pour cela, il affirme avoir fixé une date butoir :  » Depuis le mois de mai, il existe un accord verbal pour que je prolonge mon engagement jusqu’au terme de la CAN 2019, a-t-il confié  au site jeuneafrique.com,  mais à ce jour, je n’ai rien signé. Personne n’est venu chez moi avec un contrat, personne ne m’a convoqué à Yaoundé pour me proposer d’en signer un. J’ai plusieurs fois demandé où en était le dossier mais personne ne me répond ».

Le Cameroun, champion d'Afrique 2017 sous la direction de Hugo Broos   (photo cafonline)

Le Cameroun, champion d’Afrique 2017 sous la direction de Hugo Broos (photo cafonline)

L’ancien entraîneur met ça sur le compte du flou qui règne au sein de la Fecafoot:  » Depuis que la Fédération est pilotée par un comité de normalisation, lequel est chargé de préparer les prochaines élections, c’est le flou total. Tout est bloqué. » Hugo Broos demande à être respecté pour services rendus au football camerounais et notamment en lui payant les mois de salaires en retard. Un prolongation passera inévitablement par l’épuration des comptes :  »  Vous savez, il est rare en Afrique que votre salaire tombe le 5 du mois. Mais ce n’est pas toujours évident de faire avec, comme je l’ai dit au ministre. L’aspect financier n’est pas forcément ma priorité, mais c’est un argument de poids malgré tout. Honnêtement, s’il ne s’agissait que d’argent et de salaires, je serais parti depuis longtemps ! Cela étant, j’attends des réponses et des actes. On me propose un nouveau contrat alors qu’on me doit toujours de l’argent, ainsi qu’à mon staff… » Certainement que du côté de Yaoundé personne ne doit être pressé puisque la prochaine compétition officielle, la CAN, que le pays organisera, n’est prévue que dans deux ans.

@Cheikh Mabele