On peut le dire, Baghdad Bounedjah  s’est fait presque tout seul. Attaquant d’Al Sadd, dans la Qatar Stars League, où il fait la pluie et le beau temps depuis trois ans, il a connu une progression  maîtrisée et sans accroc. En passant de l’USM El Harrach  à l’Etoile du Sahel où il a tout gagné avant d’être transféré  à Al Sadd pour près de 6 millions d’euros, un record pour un club tunisien. Dans la QSL, il s’est vite imposé comme l’un des tous meilleurs finisseurs en compagnie de ses compères maghrébins Youssef Msakini (Tunisie) et Youssef El Arabi (Maroc).

Aujourd’hui, à 26 ans, c’est un footballeur complet prêt à franchir une étape en rejoignant un des cinq meilleurs championnats européens avec, affirme-t-il, une préférence pour la Lige ou la Ligue 1.Le club qui s’offrira le natif récupérer un joueur qui a un énorme confiance en soi sans que cela s’apparente à de l’arrogance. Et il s’en explique :  » C’est la réalité, j’ai confiance en moi, en mon football, en mes qualités, a-t-il confié dans le dernier numéro du magazine français Onze-Mondial,  je suis très serein. Je sais jouer, je connais ma valeur. À 20 ans, je jouais déjà avec l’Algérie. C’était l’époque Belhadj, Bougherra, juste après la Coupe du Monde 2010. Je m’entraînais avec eux et je n’avais aucun complexe.  Je joue tous les jours avec Xavi,pourquoi aurais-je peur (sourire) ? Demandez-lui son avis. Je ne me sens inférieur à personne ».

 Baghdad connait sa force  mentale. Mais pas que. En évoquant son jeu, il se présente comme un attaquant  moderne et complet   » Je ne veux pas paraître prétentieux, mais les attaquants techniciens sont très rares. Et moi, j’estime faire partie des avant-centres techniques, capables de jouer avec mes coéquipiers et de combiner. Moi, je sais jouer avec mes pieds contrairement à d’autres. J’aime décrocher, remiser, servir des relais, échanger les passes. Après, chacun son style. Certains aiment rester statiques, ne pas bouger et attendre la balle dans la surface de réparation. Je ne suis pas dans ce profil ».

Et le natif d’ Oran (15 sélections, 4 buts) est loin d’avoir tort. Ses apparitions avec l’équipe d’Algérie, plus fréquente sous la direction de Rabah Madjer, ont toujours étés bonnes. En marquant et ensuite en se procurant beaucoup d’occasions. Il fut l’un des rares à surnager dans un groupe en déliquescence.  Nul doute que le prochain sélectionneur ne pourra ignorer l’actuel meilleur buteur de la Ligue des champions d’Asie (10 buts à paris qu’il reste encore au moins deux matches à disputer en quarts de finale et plus encore si Al Sadd  qui affrontera Al Duhail de son compatriote Djamel Belmadi poursuit son parcours au-delà.

@Cheikh Mabele