L’Arabie Saoudite aura l’honneur et la difficulté d’ouvrir le bal du Mondial 2018 en affrontant le pays hôte.  La Russie  n’est certes plus un foudre de guerre européen et est même moins bien placée que son adversaire au classement FIFA, mais elle sera redoutable parce qu’elle évoluera devant son public. Pourtant, côté saoudien on a tendance à penser que cette pression populaire pourrait devenir négative pour les locaux.  » Jouer le match d’ouverture contre la nation hôte peut être considéré comme une malédiction ou une bénédiction, a confié le nouveau sélectionneur Juan Antonio Pizzi, nous sommes impliqués dans le match d’ouverture et ce sera difficile. Jouer contre les hôtes, il y a toujours beaucoup de stress Les matches d’ouverture sont toujours comme ça ». Sans le dire ouvertement, Pizzi pense que le poids de la responsabilité sera plus sur les épaules  des joueurs russes. les Saoudiens, eux, auront tout à gagner de cette confrontation.

Arabie Saoudite

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Le technicien argentin juge le tirage au sort globalement positif :  » C’est un groupe très équilibré. Nous savons qu’il est important de prendre un bon départ. Nous espérons que nous pourrons bien nous préparer et affronter les meilleurs. De nos jours, toutes les informations sont disponibles et c’est très important pour les entraîneurs, donc nous allons trouver le meilleur plan possible pour être compétitifs. ». Ayant succédé à son compatriote Edgardo Bauza il y a quelques jours seulement l’homme qui a permis au Chili de remporter la Copa America en 2016 n’a pas encore eu à disputer un seul match à la tête de son équipe.

De l’aveu de ces futurs adversaires cela peut se transformer en un avantage  pour l’équipe arabe. Car personne ne sait comment elle va jouer : »Ils nous connaîtront de fond en comble alors que nous devrons nous familiariser avec la façon dont ils sont susceptibles de jouer », s’est ainsi incité Celso Otero le sélectionneur uruguayen. Pour rappel, outre la Russie et l’Uruguay, les Saoudiens affronteront une vieille connaissance, l’Egypte, également dirigé par un Argentin, Hector Cuper.

@Cheikh Mabele